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Ils seront dix. A la différence des athlètes russes, ils auront le droit de porter les couleurs olympiques et de défiler à la cérémonie d’ouverture sous le drapeau aux cinq anneaux. Ils sont originaires de quatre pays: Ethiopie, République démocratique du Congo, Sud Soudan et Syrie. Ils sont engagés dans trois sports: athlétisme, judo et natation. Aux Jeux de Rio 2016, les membres de l’équipe des réfugiés, la première de l’histoire, devraient vivre une expérience unique.

Pour le CIO, l’affaire est d’importance. L’organisation n’a pas ménagé ses efforts pour créer l’événement en composant cette première équipe de réfugiées depuis l’invention de l’idéal olympique. Au printemps dernier, un fond de 2 millions de dollars a été débloqué à l’initiative de Thomas Bach, afin de mettre en place des projets de développement du sport dans les camps de réfugiés à travers le monde. Depuis, le CIO a ratissé la planète pour trouver dix athlètes susceptibles de participer aux Jeux de Rio 2016. Six hommes, quatre femmes.

Le 29 juin, Thomas Bach a ouvert une nouvelle page de l’histoire. Le président du CIO a réuni, à Lausanne, le staff d’officiels et d’entraîneurs sélectionnés pour accompagner ces dix athlètes aux Jeux. Au total, douze personnes, soit deux de plus que le nombre de compétiteurs. Selon un communiqué du CIO, il a « rappelé aux officiels que cette démarche novatrice laisserait une marque indélébile dans l’histoire olympique. » Prions le ciel qu’il en soit ainsi.

Plus tôt dans le mois, le dirigeant allemand avait déjà signifié l’importance de la cause en invitant deux des réfugiés à visiter en avant-première le village des athlètes de Rio 2016. Il avait ouvert la porte de leurs futures chambres aux judokas Popole Misenga et Yolande Bukasa Mabika, originaires de la République démocratique du Congo, aujourd’hui installés au Brésil.

En tête de liste de l’imposant staff composé par le CIO pour accompagner et encadrer les dix athlètes, deux femmes. La Kényane Tegla Loroupe , première africaine à remporter, en 1994, le Marathon de New York, a été désignée comme chef de mission. La Brésilienne Isabela Mazão, proposée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), occupera la fonction de chef de mission adjointe.

Une bonne nouvelle sur le front de la migration, trop rare pour la passer sous silence, mais dans le même temps on apprend qu’en Iran, les femmes sont bannies des stades (Cf. infra) nous alerte Human Rights Watch. Encourageons ces champions qui sont les porte drapeau de millions de réfugiés, migrants, déplacés : 65 millions à travers le monde selon certaines évaluations

 

Pour en savoir plus: principales sources de l’information

Human Rights Watch news@hrw.org

 

 

Classé dans:BREVES, Conditions d’accueil des migrants et réfugiés, Dignité humaine, DROITS FONDAMENTAUX, MIGRATIONS ET ASILE, Protection des minorités

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