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Avec son « paquet élargissement » la Commission européenne fait-elle passer le bon message ? Erdogan défie l’Europe jouant la surenchère et la provocation. Un nouveau coup dur pour la démocratie avec l’arrestation du patron du journal du Cumhuriyet. Des voix s’élèvent pour que l’Union mette fin aux négociations d’adhésion, comme le réclame le rapporteur des questions turques au Parlement européen Kati Piri, une plaisanterie qui tournerait au tragique si elle devait se poursuivre. Il y a suffisamment de nuages sombres sur l’Europe pour que ne vienne pas s’ajouter celui représenté depuis un certain temps par la Turquie. Les autorités turques ont arrêté vendredi le 11 novembre le patron du quotidien d’opposition Cumhuriyet, après avoir détenu plusieurs de ses journalistes, au moment où la liberté de la presse est au coeur de vives tensions entre Ankara et l’Europe.

Akin Atalay, le président du directoire du quotidien, a été arrêté à son arrivée à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, en provenance d’Allemagne, et placé en garde à vue, a indiqué Cumhuriyet sur son site. Il était visé par un mandat d’arrêt dans le cadre d’une enquête sur des « activités terroristes ». farouchement hostile au président Recep Tayyip Erdogan, Cumhuriyet, fondé en 1924, s’est transformé en machine à scoops sous la houlette de son ancien rédacteur en chef Can Dündar, multipliant les enquêtes embarrassantes pour le pouvoir.

Il a notamment publié en 2015 une enquête retentissante affirmant, vidéo à l’appui, que les services secrets turcs avaient fourni des armes à des rebelles islamistes en Syrie. M. Erdogan avait alors affirmé que M. Dündar allait « payer le prix fort ».M. Dündar, condamné pour « révélation de secrets d’Etat » en première instance, vit désormais en Allemagne.

Il a quelques jours, neuf journalistes de Cumhuriyet, dont le rédacteur en chef Murat Sabuncu, ont été placés en détention, une mesure qui a suscité l’inquiétude des défenseurs des droits de l’Homme et des critiques internationales. Le parquet avait annoncé au moment des arrestations que celles-ci se faisaient dans le cadre d’une enquête pour « activités terroristes » en lien avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen – accusé d’avoir fomenté le putsch raté – et avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

  1. Atalay a été arrêté à sa descente d’avion par des policiers qui l’ont fait monter dans un véhicule qui attendait sur le tarmac de l’aéroport, a précisé Cumhuriyet. Après les arrestations de ses journalistes, Cumhuriyet avait assuré qu’il lutterait « jusqu’au bout », dans un pays où la presse a été particulièrement visée par les purges menées depuis le putsch avorté de juillet.

Des opposants au président Erdogan et des organisations de défense des droits de l’homme accusent les autorités de se servir de l’état d’urgence instauré après le putsch manqué pour étouffer toute critique.

« Cumhuriyet, c’est la voix de la Turquie, c’est le souffle de la Turquie », a déclaré à l’AFP Hüseyin Karabulut, qui fait partie d’un comité de soutien dont les membres se relaient devant le siège du journal à Istanbul. M. Karabulut dit redouter le placement du quotidien sous tutelle, de la même manière qu’un administrateur avait été nommé par le gouvernement en mars dernier à la tête du grand quotidien Zaman, jugé proche de Fethullah Gülen. « S’il y a une mise sous tutelle, la Turquie aura perdu sa voix », lance M. Karabulut.

Les autorités turques nient pour leur part toute atteinte à la liberté de la presse et affirment que les seuls journalistes arrêtés sont ceux liés à des « organisations terroristes », expression désignant le PKK et le réseau güléniste.

Les arrestations de journalistes et la fermeture de médias ont exacerbé les tensions entre Ankara et l’UE, qui a plusieurs reprises dit son inquiétude, son extrême inquiétude, devant l’ampleur des purges menées dans le pays après le putsch avorté.

Dans son dernier rapport d’étape sur le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE publié le 9 novembre à Bruxelles, la Commission européenne a ainsi critiqué un « sérieux retour en arrière » sur les critères d’adhésion, en particulier en ce qui concerne la liberté d’expression et l’état de droit dans le pays.(cf. infra)

La Turquie a rejeté ces conclusions les jugeant « loin d’être objectives ».

Selon l’Association des journalistes de Turquie (TGC), 170 organes de presse ont été fermés, 105 journalistes placés en détention et 777 cartes de presse annulées depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

La Turquie est 151e au classement mondial de la liberté de la presse dressé par Reporters sans Frontières (RSF) en 2016, derrière le Tadjikistan et juste devant la République démocratique du Congo.

Le représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) en Turquie Erol Önderoglu est actuellement jugé à Istanbul pour « propagande terroriste » pour avoir participé à une campagne de solidarité avec un quotidien pro kurde.

UN retour en arrière estime la Commission européenne. Sa crédibilité est jeu. Pour la Turquie le rapport d’étape de la Commission loin d’être objectif. Mais est-ce le bon message pour l’UE ? La Turquie a rejeté mercredi les conclusions du dernier rapport de l’Union européenne sur son processus d’adhésion , les jugeant loin d’être objectives. Certaines sections du rapport sont loin d’être objectives, a déclaré le ministre des Affaires européennes Omer Celik lors d’une conférence de presse à Ankara. Dans son dernier rapport d’étape sur le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE publié le 9 novembre , la Commission européenne a critiqué un retour en arrière sur les critères d’adhésion, en particulier en ce qui concerne la liberté d’expression et l’état de droit dans le pays. Pour M. Celik, ce rapport est loin d’être constructif et loin d’offrir une voie pour aller de l’avant. Ce rapport est rédigé d’une manière qui ne sert pas les intérêts des relations entre la Turquie et l’Union européenne, a-t-il dit, estimant que plusieurs de ses conclusions reflètent un manque de compréhension de la situation en Turquie. L’UE s’est transformée en une institution qui ne fait que publier des communiqués. De notre côté, nous ne nous répandons pas en paroles, car ce que nous cherchons, c’est de voir les choses aboutir, a-t-il protesté. Dans son rapport, la Commission a affirmé que la Turquie a connu un sérieux retour en arrière au cours de l’année passée dans le domaine de la liberté d’expression et rappelé également le rejet sans équivoque par l’UE de la peine de mort, dont le rétablissement est évoqué par le président Recep Tayyip Erdogan. Il est temps qu’Ankara nous dise ce qu’elle veut vraiment. C’est un test de sa crédibilité mais aussi de celle de l’Union européenne, a estimé le commissaire européen à l’Elargissement, Johannes Hahn, en présentant ce rapport. La veille, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait mis en doute la volonté turque d’adhérer à l’UE, déplorant que ce pays s’éloigne chaque jour de l’Europe, dans une référence appuyée aux vastes purges menées par le pouvoir depuis la tentative de coup d’Etat de juillet.

l’Union européenne « extrêmement inquiète »face au durcissement de la répression et à u nouveau coupdur pour la démocratie

Les répercussions politiques du putsch manqué de juillet contre Recep Tayyip Erdogan n’en finissent plus de remettre en cause l’Etat de droit en Turquie, jour après jour. Dans la nuit du jeudi au vendredi 4 novembre, neuf députés du Parti démocratique des peuples (HDP), une formation pro-kurde, dont ses deux coprésidents, ont été arrêtés. Samedi 5 novembre, c’était au tour de neuf journalistes et responsables de Cumhuriyet, le dernier grand quotidien turc d’opposition, d’être placés en détention. Plusieurs pays occidentaux se sont inquiétés de ce nouveau tour de vis dans la répression du coup d’Etat de juillet. Des critiques dont Recep Tayyip Erdogan n’a que faire.

L’arrestation des responsables politiques pro-kurdes marque un nouveau tournant dans la politique turque. « Un niveau de répression sans précédent« , commente ainsi Liberation. M. Erdogan justifie leur mise en détention en qualifiant le HDP de « branche » du PKK, organisation nationaliste kurde considérée comme terroriste par de nombreux membres de la communauté internationale (dont l’UE), rapporte le quotidien.

Le HDP finance le PKK, a affirmé le Premier ministre turc Binali Yildrim dans un discours télévisé : « Depuis des années, ils transfèrent au terrorisme, un argentl’argent que nous envoyons aux communes , ajoutant que « Quiconque nuit à cette nation devra en payer le prix. Pas seulement ceux qui posent des bombes, mais aussi ceux qui soutiennent le terrorisme« .

Des accusations qui ne reflètent pas la réalité des positions publiques adoptées par le HDP, notamment celles d’un de ses coprésidents, arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi, Salahattin Demirtas. Il avait pris « ses distances avec le PKK et [élargi] la base du HDP aux minorités, aux femmes, aux homosexuels et aux écologistes. En un mot, [débarrassé] son parti de l’étiquette «ethnique» pour en faire une formation politique ouverte à la modernité« . L’homme politique pro-kurde jouit d’une « popularité grandissante« , expliquent les média. Son parti a fait 13% aux législatives de 2015, occupant 80 sièges au Parlement. Ce qui contrarie les ambitions politiques du président Erdogan, en lui enlevant la majorité absolue, empêchant ainsi son « projet sultanesque de république présidentielle » soulignent les opposants. Le HDP accuse les autorités turques d’avoir procédé à ces arrestations pour renforcer le pouvoir du président : « le parti n’hésite pas à dénoncer un ‘coup d’État’ contre le pluralisme. Une manœuvre qui, selon eux, ne vise qu’un seul objectif : modifier la Constitution pour imposer un régime présidentiel, en remplacement de l’actuel régime parlementaire. Or, pour ce faire, Recep Tayyip Erdogan a besoin d’une majorité absolue afin de convoquer un référendum« . L’Europe et les Etats-Unis de Obama dénoncent, dénonciations que Erdogan ignore superbement. Qu’en sera-t-il àl’avenir ? De nombreux Etats européens, ainsi que les Etats-Unis, se sont inquiétés de ce nouveau tournant pris dans le durcissement du régime de Recep Tayyip Erdogan. Les Etats-Unis se disent « profondément troublés » par l’arrestation et la détention de responsables politiques kurdes, rapporte la presse internationale. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Walter Steinmeier, a mis en garde l’Etat turc contre la tentation de « museler l’opinion« . L’Union européenne, par la voix de sa haute-représentante Federica Mogherini, se déclare « extrêmement inquiète« .

Des critiques balayées d’un revers de la main par le président turc, au cours d’une cérémonie organisée dans une université : « Les critiques occidentales ne devraient absolument pas nous préoccuper. Nous savons très bien qui nous accuse. Nous avons étudié leur histoire, nous la connaissons parfaitement. J’ai appris à les connaître très bien durant mes quatorze années de Premier ministre et de Président. Je les lis comme un livre ouvert. Peu m’importe qu’il dise que je suis un dictateur. Ça rentre par une oreille et ça ressort par l’autre« , a-t-il asséné à ses détracteurs .

Poursuivant sur le même registre on peut noter d’autres commentaires: « Ils disent que l’union européenne devrait réévaluer les négociations d’adhésion de la Turquie. Mais vous prenez du retard !Allez réévaluez-les maintenant et prenez une décision ». Il brave les lignes rouges de l’Union européenne en plaidant notamment pour le rétablissement de la peine de mort, se moque des hésitations et contradictions de l’UE et reproche à l’UE « d’ouvrir ses portes, son Parlement (…) et ses palais aux terroristes »Il faut comprendre : offrir un refuge aux militants du PKK, à des fonctionnaires, des journalistes, des diplomates poursuivis en Turquie pour des liens présumés avec la tentative de putsch ou son ennemi personnel n° 1 l’iman Fethullah Güllen. Il veut pousser à bout les européens sans être celui qui coupera les ponts : « Vos relations avec nous ne peuvent continuer sur la base d’intimidations. Si vous voulez arrêter, arrêtez. Si vous voulez continuer, nous sommes prêts ». Que l’UE proteste après les incarcérations des députés du parti pro kurde HDP ou l’arrestation de journalistes sont l’occasion de sommer les européens « à se mêler de leurs affaires ».

Par ses actions et déclarations, M. Erdogan se détache de plus en plus de l’Europe. Les relations sont par ailleurs déjà particulièrement dégradées avec l’occident de manière générale. Les rapports avec l’UE vont mal : « ‘Sans visas pour les ressortissants turcs d’ici à la fin de 2016, plus d’accord migratoire’, a fait savoir vendredi Mevlut Cavusoglu, le ministre turc des affaires étrangères, tandis que M. Erdogan accusait l’Allemagne d’héberger des ‘terroristes’« . De même, les Turcs ne supportent pas de voir leur allié américain au sein de l’OTAN leur préférer les milices kurdes syriennes YPG, émanant du PKK, dans le conflit syrien.

On peut résumer l’ambition du président turc en peu de mots : « Casser l’héritage d’Atatürk, la laïcité, la toute-puissance de l’armée, l’orientation occidentale du pays, tel est le dessein assumé du président Erdogan, qui se pose en défenseur de l’islam sunnite On peut comprendre la réaction du commissaire à l’élargissement, Johannes Hahn : « il est temps que Ankara nous dise ce qu’il veut vraiment ». C’est faible comme réaction, mais que dire d’autre ? Ce sentiment d’impuissance nous le retrouvons chez d’autres acteurs : répondant au député européen Kati Piri qui demandait le gel immédiat des négociations « jusqu’à ce que le gouvernement turc retrouve le chemin du respect de l’Etat de droit ». « C’est aussi ce que nous demandons, répond Hisyar Özsoy, député responsable des relations internationales du HDP, jusqu’à récemment nous demandions de maintenir les négociations pour disposer d’un levier sue le gouvernement. Mais depuis l’incarcération de 10 de nos élus, nous pensons que l’UE doit adopter des sanctions contre l’AKP et le président Erdogan ». A son tour Johan Bihr responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale pour Reporters sans Frontières (RSF) : « nous avons conscience des limites du pouvoir de l’UE. Mais quand tant de journalistes sont en prison, on ne peut plus se contenter de manoeuvres de couloirs qui ne seront même pas efficaces puisque le gouvernement turc, actuellement, n’est pas prêt à entendre les conseils amicaux ».

Quoi donc ? un énième rapport ?quand Jean-Claude Juncker constate « la Turquie chaque jour s’éloigne de l’Europe ! ». Or précisément la Commission vient de livrer son « paquet élargissement 2016 (Cf. Pour savoir plus ». D’emblé le commissaire Hahn, chargé de l’élargissement souligne : « La perspective de l’adhésion à l’UE continue de favoriser le changement et de consolider la stabilité (…) un processus d’élargissement crédible (…) reste un outil irremplaçable pour renforcer ces pays et les aider à réaliser des réformes politiques et économiques. Aujourd’hui, nous réaffirmons le soutien constant de l’UE à ces efforts et invitons les gouvernements des pays visés par l’élargissement à adhérer plus activement aux réformes nécessaires et à en faire véritablement leurs priorités politique, non parce que nous leur demandons, mais parce qu’elles sont dans l’intérêt de leurs citoyens et de l’Europe toute entière ». Ce type de message n’est il pas propre à nourrir les malentendus qui demain se transformeront en acrimonies de plus en plus violentes nourrissant le sentiment d’avoir été trompés !

Risque d’autant plus probable que le rapport poursuit par un constat généralement préoccupant et pas seulement pour la Turquie ajoutant que « le rapport annuel de cette année arrive à un moment très important (…) nous sommes extrêmement préoccupés par la dégradation de la situation en matière d’état de droit et de démocratie à la suite de la tentative manquée de coup d’état. Dans son propre intérêt, la Turquie doit, de toute urgence, cesser de s’éloigner de l’UE ». La politique d’élargissement continue de produire des résultats et les réformes progressent dans la plupart des pays, bien qu’à des rythmes différents. Il demeure essentiel de maintenir l’attachement aux principes « de la priorité aux fondamentaux ». C’est pourquoi la Commission continuera à centrer ses efforts sur l’Etat de droit, y compris la sécurité, les droits fondamentaux, les institutions démocratiques et la réforme de l’administration publique, le développement économique et la compétitivité. Il est indispensable de renforcer le rôle de la société civile et des parties prenantes au sens large.

Dans le domaine de l’état de droit des progrès ont été réalisés dans l’ensemble et des efforts faits, tote fois la plupart des pays restent confrontés d’efficience et à un manque d’indépendance et de responsabilité du pouvoir judiciaire. Les cadres de la lutte contre la corruption et la criminalité organisé a été renforcé, mais il convient de concentrer ses efforts sur l’obtention de résultats concernant les enquêtes, les poursuites et les jugements dans toutes les affaires et à tous les niveaux. Les pays ont également modifié leur législation pénale et antiterroriste, sa dotant d’outils plus solides avec de nouvelles stratégies et de nouveaux plans d’action mais des efforts doivent être faits pour s’attaquer à la radicalisation par l’éducation et un meilleur contrôle des financements étrangers en faveur des contenus radicaux.

En ce qui concerne les droits fondamentaux, ils continuent à concentre l’essentiel es efforts mais dans la pratique des lacunes subsistent. En Turquie un recul a été observé et la mise en oeuvre pratique laisse souvent largement à désirer. En Turquie au titre de l’état d’urgence, de vastes mesures limitant les droits fondamentaux ont été prises. Un grand nombre d’allégations faisant état de graves violations des droits procéduraux ainsi que l’interdiction de la torture et des mauvais traitements ont été formulées au lendemain de la tentative de coup d’Etat.

La situation en matière de liberté d’expression et de libertés des médias demeure particulièrement préoccupante dans la plupart des pays de l’élargissement bien que à des degrés divers. L’absence de progrès dans ce domaine déjà observée au cours des dernières années s’est maintenue et dans certains cas s’est renforcée. La discrimination et l’hostilité à l’égard des groupes vulnérables, notamment pour des motifs d’orientation sexuelle reste un sujet de préoccupation important.

La crise migratoire a bien évidemment figuré parmi les préoccupations politiques principales . L’UE s’est efforcée de réagir de manière globale en tenant compte des droits de l’homme. La fermeture effective de la route des Balkans occidentaux combinée à la déclaration UE/ Turquie du 18 mars a produit des résultats évidents sur le terrain :le nombre de migrants en situation irrégulière et de demandeurs d’asile rejoignant les îles grecques a sensiblement chuté, passant de plusieurs milliers par jour à moins de cent par jour en moyenne. En outre le nombre de vies humaines perdues en mer a fortement baissé. Un résultat auquel l’Union tient et elle n’est pas disposée à y renoncer sans une contrepartie dont il est difficile d’imaginer le contour aujourd’hui.

 

Pour en savoir plus, sources principales de l’information

-. Troisième Rapport d’étape concernant l’accord sur les migrants (septembre 2016) (FR)https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2016/FR/1-2016-634-FR-F1-1.PDF (EN) https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2016/EN/1-2016-634-EN-F1-1.PDF https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2016/EN/1-2016-634-EN-F1-1.PDF

-. Journal Libération http://www.liberation.fr/planete/2016/11/09/bruxelles-critique-un-retour-en-arriere-de-la-turquie-sur-les-criteres-d-adhesion-a-l-ue_1527350

-. Journal le Figaro http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/09/97001-20161109FILWWW00154-adhesion-a-l-ueturquie-bruxelles-critique-un-retour-en-arriere.php?pagination=2

-. Commission européenne : rapport d’étape key findings http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-3639_en.htm

-. Rapport d’étape http://ec.europa.eu/enlargement/pdf/key_documents/2016/20161109_report_turkey.pdf

Classé dans:Accords et politiques de coopération, RELATIONS EXTERIEURES

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