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Divorce : suite au référendum (52,67% de oui) Malte va légaliser le divorce. La balle est désormais dans le camp du Parlement. Le bien être des enfants mis au premier plan.

Posted by europaterraweb on 30/05/11

A l’occasion d’un référendum, organisé dimanche 29 mai, 52,67% des Maltais (dernier pays de l’UE où le divorce n’existait pas) se sont prononcés en faveur de la légalisation du divorce. Les citoyens de l’île ont répondu oui à la question suivante:

 

 

 

« Etes-vous d’accord pour offrir la possibilité de divorcer aux couples mariés qui sont séparés depuis quatre ans quand il n’y a pas de probabilités raisonnables de réconciliation et quand le bien-être des enfants est assuré? » La balle est maintenant dans le camp du Parlement maltais, qui doit préparer une loi. C’est un revers pour le premier ministre, Lawrence Gonzi (Parti nationaliste) qui avait fait campagne pour le non. Il a toutefois reconnu sa défaite dès l’annonce des premiers résultats. Selon lui, le divorce n’offre « aucune solution ». Il plaidait pour « une meilleure préparation des mariages en amont ». L’opposition travailliste était plus vague dans ses consignes de vote, consciente du poids de la religion dans un pays à 95% catholique. Joseph Muscat, le leader de gauche a salué ce vote comme celui de la « modernité ».

 

La question posée aux maltais est suffisamment complexe pour poser aux législateurs des problèmes ardus.

 

Reuters http://in.reuters.com/article/2011/05/29/idINIndia-57357520110529

 

 Réseau judiciaire européen en matière civile et commerciale pour connaître la situation à Malte et dans les autres Etats membres (FR) http://ec.europa.eu/civiljustice/divorce/divorce_mlt_fr.htm (EN) http://ec.europa.eu/civiljustice/divorce/divorce_mlt_en.htm

 

Dossier de Nea say : 37 articles http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=divorce&Submit=%3E

 

 

 

 


Filed under: COOPERATION JUDICIAIRE CIVILE, Matières matrimoniales et parentales

Politique des visas : un net infléchissement dans la politique des visas, première victime collatérale des flux migratoires des dernières semaines

Posted by europaterraweb on 29/05/11

La politique des visas est un volet déterminant d’une politique migratoire européenne efficace. Or, la législation actuelle de l’UE en matière de visas ne permet pas une prise de décision rapide. La suppression ou l’instauration d’une obligation de visa est en effet soumise à la procédure de codécision ordinaire et peut donc prendre jusqu’à plusieurs années. Les modifications proposées consistent dans l’introduction d’une clause de sauvegarde qui permettrait, dans certaines circonstances exceptionnelles, de réinstaurer temporairement l’obligation de visa à l’égard des ressortissants d’un pays tiers. Grâce à ce mécanisme, l’Union disposerait d’un outil à n’utiliser qu’à titre exceptionnel, pour contrebalancer les éventuels effets néfastes d’une libéralisation des régimes des visas, et notamment l’arrivée sur son territoire d’un grand nombre de migrants en situation irrégulière ou de demandeurs d’asile dont les demandes ne sont pas fondées. Les modifications proposées contribueront à renforcer la confiance des États membres dans la gouvernance du domaine des visas et dans les futures libéralisations en la matière.

Pourquoi cette  proposition ?

      -. Cela fait dix ans que l’acquis de Schengen est intégré dans le cadre de l’Union européenne ;

      -. Avec le Traité de Lisbonne ( Art 77,paragraphe 2, point a) du TFUE est instaurée une politique commune des visas ;

      -. Nécessité d’harmoniser des décisions unilatérales des Etats membres ;

      - . Nécessité d’introduire la clause de sauvegarde et réviser le mécanisme de réciprocité ;

      - . Le règlement 539/2001 fixant la liste des pays tiers soumis ou dispensés de visas a été modifié à  huit reprises : les dernières modifications concernent , rappelons-le (Cf. Nea say),les transfert dans la liste positive de Taïwan et des deux derniers pays des Balkans occidentaux, l’Albanie et la Bosnie-Herzegovine .

Il y a incontestablement le désir de mettre un peu d’ordre, mais aussi se créer la possibilité de réinstaurer les visas pour sanctionner des pays qui, dispensés de cette obligation, abusent de cette facilité pour pousser leurs minorités (roms, albanais) à migrer vers l’UE. La mesure vise clairement la Serbie et la Macédoine, invitées déjà de longue date à prendre des mesures pour dissuader leurs ressortissants de demander l’asile dans les pays de l’UE : la Belgique en est une victime exemplaire. La Commission espère ainsi contrecarrer l’inertie serbe. C’est aussi une contrepartie au refus de durcir les contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen .La Commission pourrait décider de rétablir des visas dans plusieurs cas : en l’espace de six moi un pays de l’UE constate une augmentation de 50% de demandeurs d’asile d’un pays tiers, ou une augmentation de 50% de clandestins, ou encore une augmentation de refus de 50% de réadmission pour un même pays. Les pays de l’UE devront justifier leurs demandes auprès de la Commission qui garde plus ou moins le dernier mot ais ses actes restent sous surveillance. Un compromis s’est imposé : d’une part répondre aux critiques de ceux qui trouvent que la politique de libéralisation des visas va trop vite et que le visa est un élément qui dans les faits « écarte », « dissuade » les demandes d’asile, et d’autre part ne pas laisser aux Etats décider seuls de durcir leurs contrôles aux frontières. La Commission est elle-même embarrassée dans ses explications.

Cette clause de sauvegarde est encouragée depuis longtemps, beaucoup y voyant une source nouvelle d’immigration illégale. Cette affaire a pris une dimension particulière avec les plaintes officielles de la Belgique, plaintes très récentes mais pas nouvelles : la Belgique une nouvelle fois s’inquiète de la hausse du nombre de demandes d’asile déposées par les ressortissants serbes et macédoniens en particulier qui bénéficient du régime de libéralisation depuis la fin de 2009 (cf. Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=serbie+visa&Submit=%3E ). Une hausse que les autorités belges estiment non justifiées, ces demandes s’avérant de plus selon elles non fondées.

Dans ses explications pour présenter la proposition la commissaire Cecilia Malmström a pris soin de ne pas montrer du doigt et nommément tel ou tel pays tiers  d’où proviendraient les abus du régime de libéralisation. Elle a préféré rappeler au préalable  que la libéralisation des visas a constitué pour les citoyens des pays concernés un acquis précieux et une  bien meilleure intégration dans un environnement proche et apaisé là où prévalait l’hostilité, voire la guerre. Mais elle a fait observer également que prévenir et éliminer ces abus et les demandes d’asile injustifiées revenait à, précisément , préserver l’intégrité et les bienfaits du régime de libéralisation des visas. Selon la commissaire cette mesure de suspension de la libéralisation des visas ne devrait intervenir qu’en dernier ressort, après l’échec d’autres tentatives de normalisation de la situation et dans des circonstances jugées exceptionnelles, par exemple en cas de hausses massives de l’immigration irrégulière ou de hausses incontrôlées du nombre des demandes d’asile. Cette décision ne sera pas automatique a expliqué Cecilia Malmström, ni prise de manière unilatérale. Sur la base des notifications envoyées par les Etats membres, c’est la Commission qui évaluera la situation et appréciera l’opportunité de suspendre ou non le régime de libéralisation pour un pays donné. La Commission tiendra compte du nombre d’Etats touchés par ces abus et de l’impact sur la situation migratoire globale de l’UE. La Commission précise que la décision de suspension du régime d’exemption  de visa sera adoptée par la procédure de comitologie, le Parlement et le Conseil disposant de capacité d’intervention dans le déroulement de la procédure. Mais c’es incontestablement sur le renforcement de Schengent que les attentes et les impatiences sont les plus fortes. Elle avancera ses propositions ultéreurement.

Résumé des mesures proposées

      -. Intégrer une clause de sauvegarde sur les visas, permettant de suspendre rapidement et temporairement l’exemption de visa en faveur d’un pays tiers figurant sur la liste positive en cas de situation d’urgence, lorsqu’une réaction rapide est requise pour résoudre des difficultés auxquelles sont confrontées des Etats membres

C’est la mesure la plus spectaculaire comme nous venons de le voir . Lors de la dernière exemption de l’Albanie et de la Bosnie-Herzegovine, face aux fortes réticences, la Commission a publié une déclaration visant à renforcer le mécanisme de suivi de la  libéralisation des visas. A la suite de cette déclaration, deux Etats membres rejoint ultérieurement par d’autres ont suggéré l’insertion d’une clause de sauvegarde dans le règlement de base qui donnerait à la Commission le pouvoir de décider une suspension temporaire de l’exemption dans la cadre d’une procédure de comitologie, si certaines conditions étaient réunies. Une telle clause assurerait une crédibilité supplémentaire aux yeux de l’opinion publique. Une telle clause fournirait en outre un cadre général pour l’avenir sans avoir de lien avec des pays tiers spécifiques. La suspension serait prononcée pour une courte période, en cas d’urgence ((changement soudain de la situation. Pour pouvoir réagir rapidement la décision serait adoptée en comitologie en conférant des compétences d’exécution à la Commission. La Commission devrait évaluer la situation et aucun automatisme ne devrait résulter des notifications des Etats membres et la Commission devrait apprécier  de l’opportunité de suspendre l’exemption de visa. Conformément aux règles de comitologie, le Parlement européen et le Conseil recevront en même temps que les membres du comité la proposition de décision de la Commission avec tous les autres documents pertinents (rapport de Frontex ou du bureau européen d’appui et les notifications des Etats membres). Le Comité émet son avis à la majorité qualifiée. Le Parlement européen et le Conseil on un droit de regard pour s’assurer que la Commission n’excède pas ses compétence d’exécution. En outre pour garantir la transparence, la Commission pourrait procéder à un échange de vues avec le Parlement à la demande de ce dernier consécutivement à une proposition de suspendre temporairement l’exemption de visa. Enfin avant la fin de la période de suspension temporaire, la Commission adresse au parlement européen et au Conseil un rapport accompagné le cas échéant d’une proposition de modification du règlement afin de transférer le pays tiers sur la liste négative. Dans ce cas, la mesure de suspension peut être prolongée par une nouvelle décision d’exécution adoptée en comitologie pour une durée maximale de neuf mois, ce qui laisse au Parlement européen et au Conseil suffisamment de temps pour adopter ou rejeter la proposition de modification des listes annexées au règlement de base 539/2001.

      -. Modifier certaines dispositions dont le mécanisme de réciprocité afin de les rendre totalement conformes aux dispositions du traité ;

      -. Assurer la conformité avec le règlement 810/2009 établissant un code communautaire des visas, applicable depuis le 5 avril 2010, en prévoyant notamment des définitions appropriées pour le court séjour et le visa ;

      -. Faire en sorte que le règlement détermine précisément les cas dans lesquels un ressortissant de pays tiers doit être soumis à l’obligation de visa ou en être exempté, ce qui garantirait la sécurité juridique en complétant les règles applicables aux réfugiés et apatrides et ce en vue de clarifier le régime applicable à ceux qui résident au Royaume-Uni ou en Irlande ;

      -. Progresser sur la voie d’une harmonisation totale concernant les diverses catégories de ressortissants de pays tiers ;

      -. Définir des règles précises pour les titulaires de laissez-passer et de différents passeports délivrés par certaines entités qui sont soumis au droit international mais n’ont pas le statut d’organisation internationale intergouvernementale ;

      -. Adopter de nouvelles dispositions relatives aux obligations incombant à certains Etats membres en vertu d’accords internationalux ou de conventions internationales de l’UE antérieurs qui impliquent de déroger à la politique commune des visas.

     Prochaines étapes . Ces initiatives sont les premières suites données à la communication sur la migration adoptée le 4 mai 2011. Elles seront examinées lors du prochain Conseil «Justice et affaires intérieures» prévu le 9 juin 2011 et ouvriront la voie à un débat sur la politique européenne d’asile et de migration entre les chefs d’État ou de gouvernement européens, qui sera organisé pendant la réunion du Conseil européen à Bruxelles le 24 juin 2011.

Aide Mémoire de la Commission http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/328&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en

Texte de la proposition (FR) http://ec.europa.eu/home-affairs/news/intro/docs/110524/290/1_FR_ACT_part1_v3.pdf

 (EN) http://www.west-info.eu/files/proposal-for-amending-Regulation-visas.pdf

 


Filed under: LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, Ressortissants de pays tiers

Enfants disparus : Journée internationale. Soutien de la Commission européenne

Posted by europaterraweb on 27/05/11

A l’occasion de la Journéeinternationale des enfants disparus, les commissaires Viviane Reding (justice) et Neelie Kroes (stratégie numérique) rappellent le rôle crucial joué par le numéro d’urgence européen 116 000 pour les recherches.

« Les enfants disparus ne sont pas des enfants oubliés (…)La Commissions’implique entièrement dans les efforts pour soutenir les enfants disparus et exploités »ont-elles déclaré et rappelé l’urgence pour les Etats qui ne l’ont pas encore fait de mettre en place le numéro d’urgence116 000. Asavoir : Autriche, Bulgarie, Chypre, République Tchèque, Finlande, Allemagne, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Slovénie et Suède.

Seulement 15 Etats membres ont mis en service le numéro d’urgence «  ce qui est clairement inacceptable (…) je suis en train de travailler en étroite collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobile pour rendre le 116 000 plus facilement accessible » a déclaré Neelie Kroes. En 2007, l’UE a adopté des règles pour que le numéro 116 000 soit réservé partout sur son territoire aux lignes spéciales permettant de signaler les enfants disparus et proposant aide et conseils aux familles. Depuis l’adoption de la nouvelle réglementation en matière de télécommunication, les Etats membres devaient tout mettre en œuvre pour que le 116 000 soit activé pour au plus tard le 25 mai.

Déclaration des vice-présidentes Viviane Reding et Neelie Kroes http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/337&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

 


Filed under: droits de l'enfant, DROITS FONDAMENTAUX

Mise à jour : Homophobie en Europe : des progrès sont encore à faire ! De son côté l’ONU sonne l’alarme. Louis Michel condamne la discrimination des homosexuels devant les députés africains et européens. Cecilia Malmström condamne les pratiques tchèques. Répliques tchèques.

Posted by europaterraweb on 27/05/11

A l’occasion dela Journéeinternationale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai , l’association ILGA-europe a publié son rapport annuel dans lequel elle souligne de grandes divergences entre les pays européens en matière de droits des personnes LGTB (lesbians, gays, bisexual and trans people)

Si des progrès peuvent être constatés dans des pays comme l’Allemagne ou le Portugal, ces droits régressent en Hongrie et en Lituanie, note le rapport et cela n’avance guère en Italie, à Malte ou Chypre. Selon un classement établi par l’Association,le Royaume-Uni,la Suède, l’Espagne sont les pays les plus respectueux des droits des LGTB. Chypre est le pire élève suivie par l’Italie etla Lettonie.L’étude porte notamment sur l’égalité de traitement des personnes LGTB, l’efficacité des politiques anti-discrimination, la reconnaissance juridique des mariages et unions entre personnes du même sexe ou encore le respect de la liberté de rassemblement des associations LGTB. Dans le monde, 80 Etats continuent à criminaliser les gays. En Afrique, 39 pays pénalisent l’homosexualité et 3 appliquent la peine de mort.

Dans un aide Mémoire, Viviane Reding, vice-présidente dela Commissioneuropéenne, rappelle qu’il s’agit d’une violation flagrante des droits fondamentaux et de la dignité humaine. Le principe de non discrimination est garanti parla Charteeuropéenne des droits fondamentaux t rappel un arrêt récent dela Coureuropéenne de Justice selon le quel le partenaire déclaré d’un couple homosexuel peut bénéficié de la pension complémentaire de son compagnon.

A l’occasion dela Journéemondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie organisée à l’initiative du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA),la Hautcommissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, a dénoncé l’augmentation des crimes motivés par la haine visant les homosexuels et les transsexuels et a appelé à un changement des mentalités. S’exprimant dans un message vidéo,la Hautcommissaire aux droits de l’homme a noté que ces crimes à l’égard des lesbiennes, des homosexuels et des transsexuels étaient en augmentation. « Les statistiques officielles montrent que les crimes de haine contre les homosexuels représentent maintenant près de 20% de tous les crimes de haine enregistrés aux Etats-Unis, contre 15% il y a quelques années », a-t-elle déclaré. Navi Pillay a également cité des chiffres inquiétants au Brésil, en Honduras ou en Afrique du Sud.

« Le problème est mondial. Finalement l’homophobie et la transphobie ne différent pas du sexisme, de la misogynie, du racisme ou de la xénophobie. Mais, alors que ces formes de préjudice sont universellement condamnées par les gouvernements, l’homophobie et la transphobie sont trop souvent sous-estimées », a poursuivi Navi Pillay.La Hautcommissaire aux droits de l’homme a également rappelé que le droit international avait déjà intégré le principe de non discrimination à cause de l’orientation sexualité ou du genre. « Le Comité des droits de l’homme a confirmé il y a dix-sept ans qu’en vertu du droit international, les États ont l’obligation de dépénaliser l’homosexualité et de protéger les individus contre la discrimination en raison de l’orientation sexuelle. »

« L’important est de laisser chacun s’épanouir », a-t-elle déclaré. Rappelant comment les gauchers étaient discriminés dans son enfance, elle a souligné que ces différences devaient ne plus avoir d’importance. « Je compare ce qui est arrivé à mes camarades de classe au traitement terrible imposé aux homosexuels, aux lesbiennes, aux bisexuels et aux transsexuels dans certains pays aujourd’hui. Ce n’est pas la même chose. Mais je dis que les attitudes changent ». Elle a appelé à se souvenir « ce pour quoi nous travaillons : l’égalité des droits pour tous, qui que l’on soit, qui que l’on aime ».

A l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a pour sa part appelé « l’ensemble des gouvernements à créer des environnements sociaux et juridiques qui veillent au respect des droits fondamentaux et garantissent un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH ».

Ban Ki-moon, secrétaire général des nations Unies  a appelé à ne pas rester silencieux face à l’homophobie

Pays ACP : les droits de l’homme ne peuvent pas souffrir d’exception dite « culturelle » a rappelé Louis Michel lors de l’ouverture de la 21e Assemblée parlementaire ACP-UE, le 16 mai dernier. « Nous ne pouvons pas avoir des définitions différentes de la démocratie » en soulignant que le respect universel des droits de l’homme s’applique aussi aux homosexuels comme à toute autre minorité.

Louis Michel s’est montré intraitable sur les violations des droits des homosexuels : sa réponse a été sans concession. Il répondait à M. Matongo qui avait lancé aux européens un « avertissement amical »  et sans prononcer le mot d’homosexualité, M. Matongo a lancé un appel en invoquant « le respect de la sensibilité et des valeurs culturelles que certains n’ont pas à nous forcer à libéraliser pour permettre des pratiques qui nous sont étrangères au nom des droits de l’Homme ». Louis Michel a répondu : « La démocratie est une quête permanent de la règle majoritaire et du droit de la minorité, la règle de la loi, un cadre juridique dans lequel aucun parti ne peut modifier la constitution à son profit. Et à ce propos, le droit à la différence est une expression fondatrice des droits de l’homme (…) Je veux dire avec la plus grande détermination que nous n’accepterons jamais que des gouvernements puissent instrumentaliser un quelconque argument culturel pour justifier la chasse, la diabolisation de l’homosexualité. Toute minorité, quelle que soit la nature de ce qui la minorise doit bénéficier de droits identiques. J’exhorte tous les parlementaires à ne pas se laisser entraîner par des approximations fallacieuses. Les relations sexuelles entre adultes consentant relèvent de la sphère la plus intime. Cela n’a rien à voir avec la culture ou la tradition et l’ordre social » a-t-il martelé en rappelant qu’il n’y a pas de « position africaine sur l’homosexualité » puisque le Rwanda (contrairement à l’Ouganda) qui avait envisagé de pénaliser cette orientation sexuelle, a refusé l’an dernier de la criminaliser. Louis Michel a été interrompu à plusieurs reprises par des expressions de désapprobations bruyantes venant des rangs ACP !

Tests dits « phallométriques » condamnés à nouveau par la Commission européenne !Les tests pratiqués par les autorités tchèques sur les demandeurs d’asile pour vérifier s’ils sont bien homosexuels et susceptibles pour cette raison de subir des violences dans leur pays d’origine ne sont pas conforme aux lois européennes sur l’asile et aux droits fondamentaux, a rappelé Cecilia Malmström dans une lettre envoyée aux autorités tchèques.La Commission va ouvrier une enquête approfondie : la première demande d’explications du 15 décembre dernier n’a pas reçu des explications convaincantes.

Ces tests consistent à mesurer l’afflux sanguin dans le pénis des candidats face à des films pornographiques hétérosexuels. Pour Cecilia Malmström ces tests portent atteinte à la vie privée, à la dignité humaine, ils sont dégradants, humiliants. Ils créent un sentiment de peur, d’angoisse et d’infériorité. Ces pratiques ne devraient pas être autorisées ni dans l’UE, ni dans le reste du monde. Selon les directives en vigueur il est évident que des demandeurs d’asile risquant des persécutions sur la base de leur orientation sexuelle sont éligibles au statut de réfugié. En outre ces tests posent la question posent la question du respect du principe de proportionnalité. A l’évidence ils sont contraires àla Charteeuropéenne des droits fondamentaux et àla Conventioneuropéenne sur la protection des droits humains et des libertés fondamentales.

L’ambassadeur tchèque auprès de l’UE, Milena Vicenova a catégoriquement rejeté ces critiques accusatrices, attaques « inacceptables (…) et fondées sur des faits non véridiques. Il n’y  pas de doutes que la persécution des homosexuels et l’intolérance envers eux sont inacceptables dans l’Europe moderne ;Mais l’accusation quela Républiqueserbe les commette est également tout aussi inacceptable ». Selon Mme Vicenova « ces graves accusation communiquées avec un langage assez fort s’appuient sur des affirmations non véridiques et déforment grossièrement la réalité »Elle a poursuivi : «  cela fait longtemps quela Républiquetchèque a annoncé que cette méthode n’était plus utilisée ». Une poignée seulement de ces tests a été utilisée en 2009 et 2009 et cela avec le consentement écrit et parfois à la demande directe des demandeurs d’asile. » Les autorités tchèques se sont alors retrouvées devant un choix : soit rapatrier ces demandeurs dans leur pays d’origine et les exposer ainsi à un danger de mort, soit leur offrir un examen sexologique, en tant qu’ultime possibilité de vérifier la véracité de leurs dépositions ». Mme Vicenova a conclu que ces tests ont permis de conjurer la menace de rapatriement et d’accorder l’asile à ces personnes ;

      -. Ilga-Europe : annual Report http://www.ilga-europe.org/home/publications/reports_and_other_materials/rainbow_europe

 

      -. Aide Mémoire de la vice- présidente de la Commission européenne, Viviane Reding http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/303&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

 

      -. Arrêt de la cour de justice européenne dans l’affaire Jürgen Römer ; communiqué de presse (FR http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2011-05/cp110044fr.pdf

 (EN) http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2011-05/cp110044en.pdf

 

      -. Appel du secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23940&Cr=homosexualité&Cr1=

 

 


Filed under: Dignité humaine, DROITS FONDAMENTAUX

Des femmes à la tête de nos entreprises. Les députés européens ont tranché : des quotas !

Posted by europaterraweb on 26/05/11

Pour la Commission européenne, Mme Reding n’était pas favorable à la mise en place de quotas qu’elle n’envisageait qu’au cas où les progrès seraient insuffisants. Pour les députés , une législation de l’UE s’impose pour augmenter le nombre de femmes occupant des postes de décision et atteindre une proportion de 30% en 2015 et de 40% d’ici 2020. Telle est la  résolution approuvée par la commission des droits de la femme du PE, le 25 mai. En outre, les possibilités de financement existantes pour les femmes chefs d’entreprises devraient être mieux utilisées, estiment les députés dans une résolution séparée. (cf. Nea say N° 107 et 108).

Actuellement, les femmes représentent seulement 10% des dirigeants des plus grandes sociétés cotées en bourse de l’UE et seulement 3% des PDG de ces entreprises sont des femmes. Il faudra encore cinquante ans avant que les conseils d’administration comptent au moins 40% de représentants de chaque sexe, souligne une résolution sur les femmes et la direction des entreprises rédigée par Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE, EL) et adoptée par 26 voix pour, 0 contre et 7 abstentions.

Il faut revoir  la législation de l’UE pour accroître la représentation féminine dans les postes de haut niveau . Les députés demandent à la Commission de « proposer une législation comportant des quotas d’ici 2012 afin d’accroître la représentation des femmes dans les organes de gestion des entreprises pour atteindre 30% en 2015 et 40% d’ici 2020″. La Commission est également invitée à présenter une feuille de route contenant des objectifs mesurables et réalisables en vue d’atteindre une représentation équilibrée dans les entreprises de toutes tailles.

Les postes de direction pour des femmes et des hommes qualifiés : Le recrutement pour des postes dans les organes de gestion d’entreprise doit être basé sur les compétences, les qualifications et l’expérience du candidat, affirme la commission des femmes. En outre, les États membres devraient prévoir des dispositions spéciales, comme des garderies, des soins aux personnes âgées et des allègements fiscaux ou d’autres moyens pour les entreprises, en vue d’aider les femmes et les hommes d’affaires à trouver un équilibre entre leurs engagements familiaux et professionnels.

L’entreprenariat des femmes dans les petites entreprises : dans l’Union européenne, seulement 1 femme sur 10 est entrepreneur alors que la proportion est d’1 sur 4 pour les hommes, souligne la deuxième résolution, rédigée par Marina Yannakoudakis (ECR, UK) et adoptée par 29 voix pour, 0 contre et 4 abstentions. Les députés estiment que la Commission, les États membres ainsi que les autorités régionales et locales devraient faire un meilleur usage des possibilités de financement existantes pour les femmes entrepreneurs par le biais de subventions spéciales, de capital-risque, de dispositions de sécurité sociale et de taux d’intérêt réduit. Il s’agit notamment du programme européen de micro-financement Progress, qui fournit des micro-prêts allant jusqu’à 25.000 euros aux micro-entreprises et aux personnes qui souhaitent démarrer leur propre entreprise mais qui n’ont pas accès aux services bancaires traditionnels, tels que les chômeurs.

Partage d’expériences et de formation pour les jeunes entrepreneurs : la commission des droits de la femme demande à la Commission européenne de promouvoir l’échange des meilleures pratiques  afin d’encourager l’entreprenariat chez les femmes et propose un plan d’action pour accroître leur nombre. Le programme « Erasmus pour les jeunes entrepreneurs », qui offre aux chefs d’entreprises en herbe l’opportunité de travailler un maximum de 6 mois avec un entrepreneur expérimenté dans un autre pays de l’UE, devrait être plus largement promu, estime la commission.

Prochaine étape :

Les deux projets de résolutions seront soumis à un vote en plénière en juillet 2011.

      -. Texte de la résolution concernant les petites et moyennes entreprise (FR) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/femm/pr/857/857672/857672fr.pdf (EN) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/femm/am/862/862043/862043en.pdf

      -. Texte concernant la représentation des femmes dans les postes de direction des entreprise (FR) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/femm/pr/858/858914/858914fr.pdf  (EN) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/femm/pr/858/858914/858914en.pdf

 

 


Filed under: DROITS FONDAMENTAUX, Egalité hommes-femmes

Notaires : discrimination fondée sur la nationalité interdite. La profession ne peut être réservée aux nationaux , dit la Cour de Justice européenne. Bon accueil parmi les notaires

Posted by europaterraweb on 26/05/11

 La Cour de Justice a jugé quela Belgique,la France, le Luxembourg, l’Autriche, l’Allemagne etla Grèceont appliqué « une discrimination fondée sur la nationalité interdite par le taité » en réservant l’accès à la profession de notaire.Même si les activités notariales, telles que définies actuellement dans les États membres concernés, poursuivent des objectifs d’intérêt général, celles-ci ne participent pas à l’exercice de l’autorité publique au sens du traité CE

 

La Commissiona introduit des recours en manquement à l’encontre de six États membres (Belgique, Allemagne, Grèce, France, Luxembourg et Autriche) car ceux-ci réservent à leurs ressortissants l’accès à la profession de notaire, ce qui constitue, selon elle, une discrimination fondée sur la nationalité interdite par le traité CE.La Commissionreproche également au Portugal, ainsi qu’aux États précités, sauf àla France, de ne pas appliquer aux notaires la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles1.

L’enjeu principal de ces affaires est de savoir si les activités relevant de la profession de notaire participent ou non à l’exercice de l’autorité publique au sens du traité CE. En effet, celui-ci prévoit que les activités qui participent, même à titre occasionnel, à l’exercice de l’autorité publique sont exemptées de l’application des dispositions relatives à la liberté d’établissement. Or, les États membres concernés dans ces affaires, tout en reconnaissant que le notaire fournit généralement ses services sur leur territoire dans le cadre d’une profession libérale, soutiennent qu’il est un officier public participant à l’exercice de l’autorité publique dont l’activité est exclue des règles relatives à la liberté d’établissement.

Dans la première partie de ses arrêts rendus ,la Courde justice précise que les recours dela Commissionconcernent uniquement la condition de nationalité requise par les réglementations nationales en cause pour l’accès à la profession de notaire, sans porter sur l’organisation du notariat en tant que telle.

Afin d’apprécier si les activités des notaires participent à l’exercice de l’autorité publique au sens du traité CE,la Couranalyse, par la suite, les compétences des notaires dans les États membres concernés et rappelle, tout d’abord, que seules les activités constituant une participation directe et spécifique à l’exercice de l’autorité publique peuvent échapper à l’application du principe de la liberté d’établissement.

La Cournote à cet égard que le notaire, en tant qu’officier public, a pour principale fonction d’authentifier les actes juridiques. Par cette intervention – obligatoire ou facultative en fonction de la nature de l’acte – le notaire constate la réunion de toutes les conditions légalement requises pour la réalisation de l’acte, ainsi que la capacité juridique et la capacité d’agir des parties. L’acte authentique jouit, en outre, d’une force probante renforcée ainsi que d’une force exécutoire.

Toutefois,la Coursouligne que font l’objet d’une authentification les actes ou les conventions auxquels les parties ont librement souscrit. En effet, celles-ci décident elles-mêmes, dans les limites posées par la loi, de la portée de leurs droits et obligations et choisissent librement les stipulations auxquelles elles veulent se soumettre lorsqu’elles présentent un acte ou une convention pour authentification au notaire. L’intervention du notaire suppose, ainsi, l’existence préalable d’un consentement ou d’un accord de volonté des parties. En outre, le notaire ne peut modifier de façon unilatérale la convention qu’il est appelé à authentifier sans avoir recueilli au préalable le consentement des parties. L’activité d’authentification confiée aux notaires ne comporte donc pas une participation directe et spécifique à l’exercice de l’autorité publique. Le fait que certains actes ou certaines conventions doivent obligatoirement faire l’objet d’une authentification sous peine de nullité ne remet pas en cause cette conclusion car il est courant que la validité d’actes divers soit soumise à des exigences de forme ou encore à des procédures obligatoires de validation.

De même, le fait que l’activité des notaires poursuit un objectif d’intérêt général consistant à garantir la légalité et la sécurité juridique des actes conclus entre particuliers, ne suffit pas, en soi, à ce que cette activité soit considérée comme participant directement et spécifiquement à l’exercice de l’autorité publique. En effet, les activités exercées dans le cadre de diverses professions réglementées impliquent fréquemment l’obligation pour les personnes qui les exercent de poursuivre un tel objectif, sans que ces activités relèvent pour autant de l’exercice de l’autorité publique.

Extraits du communiqué de presse

« S’agissant de la force probante des actes notariés,la Courconstate que celle-ci résulte des régimes de preuve des États membres et n’a donc pas d’incidence directe sur la qualification de l’activité notariale comportant l’établissement de ces actes. Quant à la force exécutoire de ces actes,la Cournote que celle-ci repose sur la volonté des parties qui se présentent devant le notaire précisément en vue de passer un tel acte et de lui faire conférer ladite force, après que le notaire aura vérifié sa conformité à la loi.

Outre cette activité d’authentification des actes,la Courexamine les autres activités confiées aux notaires dans les États membres concernés – telles que la participation aux saisies immobilières ou l’intervention en matière de droit successoral – et juge que, de même, celles-ci n’impliquent pas l’exercice de l’autorité publique. En effet, la plupart de ces activités sont exercées sous la surveillance d’un juge ou conformément à la volonté des clients.

Ensuite,la Courrelève que dans les limites de leurs compétences territoriales respectives, les notaires exercent leur profession dans des conditions de concurrence, ce qui n’est pas caractéristique de l’exercice de l’autorité publique. De même, ils sont directement et personnellement responsables, à l’égard de leurs clients, des dommages résultant de toute faute commise dans l’exercice de leurs activités, à la différence des autorités publiques dont la responsabilité des fautes est assumée par l’État.

Dans ces conditions,la Courjuge que les activités notariales, telles que définies actuellement dans les États membres en cause, ne participent pas à l’exercice de l’autorité publique au sens de l’article 45 du traité CE. Par conséquent, la condition de nationalité requise par la réglementation de ces États pour l’accès à la profession de notaire constitue une discrimination fondée sur la nationalité interdite par le traité CE.

Enfin, dans la seconde partie de ses arrêts,la Courconstate que, compte tenu des circonstances particulières qui ont accompagné le processus législatif, il existait une situation d’incertitude dans l’Union quant à l’existence d’une obligation suffisamment claire pour les États membres de transposer la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles à la profession de notaire. Pour cette raison,la Courrejette le grief tendant à faire constater que les États membres ont manqué à leurs obligations découlant de cette directive. »

Ajoutons que les notaires exercent leur profession dans des conditions de concurrence, ce qui n’est pas une caractéristique de l’exercice de l’autorité publique. Seules les activités qui participent et de façon à l’exercice de l’autorité publique peuvent échapper à l’application du principe de la liberté d’établissement

Les notaires ont certainement bien noté que les recours dela Commissionportent  sur la condition de nationalité et non sur les autres conditions d’accès à la profession, ni sur le statut ou la profession du notariat dans l’ordre juridique des Etats. Aucun risque caché de « libéralisation » rampante de la profession n’existe. Le Conseil des Notariats de l’UE réagit à cet arrêt en appréciant quela Cour« reconnaisse comme raison impérieuse d’intérêt général les spécificités de la fonction notariale » et le fait que les Etats membres « gardent leur pouvoir de déterminer les conditions d’exercice de la profession notariale ». Les notaires considèrent par ailleurs comme « un enrichissement la possibilité d’accueillir des non nationaux dans leur rang ».

Texte intégral des Arrêts  (C-47/08http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-47/08

 

, C-50/08, http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-50/08

 

 C-51/08, http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-51/08

 

 C-53/08, http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-53/08

 

 C-54/08, http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-54/08

 

  C-61/08  http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-61/08

t C-52/08 http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-52/08

 

Communiqué  du Conseil des Notariats de l’UE (FR)  http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=FR&Submit=rechercher&numaff=c-52/08

 (EN) http://www.netvoice.be/cnue-2009/pdf/pdf_en_20110524065520-80.pdf

 

 


Filed under: NON-DISCRIMINATION, Traité de Lisbonne

Scanners corporels dans les aéroports : revirement complet des députés européens

Posted by europaterraweb on 26/05/11

Les lecteurs de Nea Say se souviennent que les débats au sein du Parlement européen figurent parmi le « Top Ten » des débats les plus chauds. (26 articles sur le sujet ont été publiés dans Nea Say http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=scanners+corporels&Submit=%3E . Les députés ont changé d’avis, mais il faut reconnaître que le dossier a évolué. C’est aussi le développement technologique qui devraient faciliter la vie des passagers. Pour le rapporteur Luis de Grandes Pascual les recommandations du rapport permettent de marier le plus haut niveau de sécurité avec le respect de la santé et des droits des passagers. C’est aussi un appel à une proposition législative en codécision. La balle est dans le camp dela Commission. Enfin le scanner reste facultatif : le passagers peut le refuser mais alors il court le risque de se voir imposer un autre dispositif comme la fouille corporelle.

   Le scanner corporel doit être accepté volontairement par les passagers des aéroports de l’UE, souligne la commission des transports. En cas d’utilisation, les droits à la santé et les droits fondamentaux doivent être respectés, de même que la vie privée, la dignité humaine et la protection des données. Les images ne peuvent être stockées et aucun scanner à rayons X ne peut être autorisé dans les aéroports. Enfin, l’interdiction des liquides à bord des avions devrait être levée d’ici 2013.

La Commissioneuropéenne envisage, cet été, de proposer de nouvelles règles qui ajouteraient le scanner corporel à la liste des méthodes autorisées par l’UE pour le contrôle des passagers aériens. Certains États membres (Finlande, France, Pays-Bas, Italie et Royaume-Uni) ont déjà procédé à l’expérimentation des scanners. Le Parlement pourra faire usage de son droit de veto sur les nouvelles règles lorsqu’elles auront été établies, toutefois à ce stade, les députés souhaitent donner un aperçu de ce qu’ils souhaitent. Tout en reconnaissant que l’utilisation de scanners corporels renforcerait la sûreté aérienne, les députés demandent aux États membres « de faire usage de la technologie qui soit la moins nocive possible pour la santé des personnes » et qui respecte la vie privée. Ils estiment que « les scanners qui font appel aux radiations ionisantes doivent être interdits au sein de l’Union ».

Les passagers doivent pouvoir refuser le scanner corporel et se soumettre à une méthode d’inspection/de filtrage de substitution qui garantit une efficacité équivalente tout en respectant leurs droits et leur dignité, précise la commission. « Le refus ne doit pas jeter une quelconque suspicion sur le passager ».Une sélection aléatoire doit être appliquée et les passagers ne doivent pas être sélectionnés sur la base de critères discriminatoire, soulignent les députés, et d’ajouter que « toute forme de profilage fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, l’origine ethnique ou nationale, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions est inacceptable ». Un traitement particulier doit être réservé aux passagers vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux porteurs de dispositifs médicaux implantés ou aux personnes sous traitement médical lourd.

Les États membres doivent également prévoir des points de contrôle et du personnel de sécurité supplémentaires pour veiller à ce que les passagers ne pâtissent pas de l’installation de scanners de sûreté.

Image du corps et stockage non autorisés.

Dans un souci de respect de la dignité humaine, de la vie privée et de l’intimité, « seules des silhouettes du type « bonhomme allumette » (« stick figure ») devraient être utilisées et qu’aucune image du corps ne devrait être prise » affirment les députés. Ils estiment que les images doivent être détruites immédiatement après le passage du contrôle de sécurité et qu’elles ne peuvent être stockées. De plus, « la technologie utilisée ne doit pas permettre de conserver ou de sauvegarder des données ».

Financement de la sûreté aérienne. Les redevances de sûreté doivent être transparentes, elles doivent être utilisées uniquement pour couvrir les frais de sûreté et les États membres qui décident d’appliquer des mesures plus strictes doivent financer eux-mêmes les coûts additionnels ainsi engendrés, indique la commission. Cette dernière suggère d’indiquer sur les billets de chaque passager le coût des mesures de sécurité.

Levée de l’interdiction des liquides en 2013.

La commission « maintient sa volonté de mettre fin à l’interdiction de transporter des liquides en 2013″. Elle invite les États membres et les aéroports à faire en sorte de disposer de la technologie adéquate en temps utile, afin d’éviter que la levée de cette interdiction ne soit une menace pour la sécurité.

Contrôles plus stricts sur le fret aérien.

Les députés demandent également àla Commissionet aux États membres de renforcer les contrôles effectués sur le fret aérien, en particulier en provenance de pays tiers et lorsqu’il est chargé à bord d’avions de ligne. Rappelant « qu’il n’est pas possible de scanner tout le fret », ils demandent àla Commissioneuropéenne de définir des critères pour identifier le fret à haut risque.

Contrôle de sécurité unique. Les députés demandent la mise en place d’une coordination internationale en matière de sûreté aérienne, avec reconnaissance mutuelle des mesures et un contrôle de sécurité unique pour les passagers, les bagages et le fret dans les aéroports de l’UE.

Prochaine étape :

 

Le rapport d’initiative, élaboré par Luis de Grandes Pascual (PPE, ES), a été adopté par 37 voix pour, 2 contre et  3 abstentions. Le vote en plénière devrait avoir lieu le 23 juin.


Filed under: Dignité humaine, DROITS FONDAMENTAUX

La lutte anti mafia à l’ordre du jour au Parlement européen. La mafia un phénomène unique en Europe

Posted by europaterraweb on 25/05/11

A deux reprises, dans un intervalle de temps relativement bref (29-30 mars et 12 avril) les députés européens entourés de nombreux experts, policiers et magistrats se sont penchés sur un problème dont Europol vient de souligner la gravité croissante. La mafia grandit mais elle est aussi en pleine mutation ce qui rend encore plus complexe et plus urgente la lutte qu’il faut mener contre elle. Tout d’abord c’est à  Bruxelles, les 29-30 Mars sÂ’que s’est est déroulée une audition intitulée «Vers une stratégie commune de l’Union européenne pour lutter contre la criminalité transnationale organisée ». L’audition, organisée par Sonia Alfano députée italienne (ALDE), a été un important moment de discussion et de débat en vue de préparer le rapport du Parlement européen sur la criminalité organisée dans l’UE, (rapporteur Sonia  Alfano). Le but de l’audition : identifier les meilleures propositions pour une lutte efficace contre la criminalité transnationale organisée, en particulier la mafia.

1-. L’audition a été suivie par cinquante avocats de 18 Directions antimafia qui ont discuté, avec les procureurs de différents pays et des représentants au niveau le plus élevé. Assistaient également  les chefs d’Interpol ( Pierre Reuland) Europol (Troels Oerting) Eurojust (Aled Williams) Cour des comptes européenne (Loannis Sarmas) UNODC (Pierre Lapaque) BEI (Jan Willem van der Kaaij) Cecilia Malmstrom commissaire de l’Intérieur et la présidence de la Hongrie (Péter Stauber).

Deux journées intenses au cours desquelles il y a eu plusieurs occasions pour souligner que le problème a été largement sous-estimé par les forces politiques: le Procureur de Palerme Antonio Ingroia, a souligné la nécessité d’une coordination sous la direction d’un procureur européen, par exemple. Il  a souligné que «des années de sous-estimation ont fait devenir la mafia ce qu’elle est aujourd’hui. Il n y a pas eu une volonté politique suffisante des gouvernements pour  résoudre le problème or seule l’Europe peut agir « . Le procureur Antonio Di Matteo, a souligné la capacité de la mafia pour  s’infiltrer dans le système politique et l’administration publique, insistant sur le fait que l’éthique politique et les jugements moraux ne peuvent pas attendre . Le fardeau économique de la criminalité organisée en matière notamment de transactions financières internationalesa été soulignée par Scarpinato (Procureur général de Caltanissetta) dans une analyse du phénomène extraordinaire:« La mafia s’est adaptée à la demande du système et c’est la réponse typique à la mondialisation. Il n’y aura pas de marché en Europe si nous ne combattons pas la «mafia». Selon le procureur de Reggio Calabria , Nicola Gratteri , »Les États membres n’ont pas la perception de l’omniprésence de la mafia en Europe», et il est donc nécessaire d’établir « une législation européenne uniforme» et serait important à faire des enquêtes sur le crime organisé, sans passer par la commission rogatoire. Eurojust ne garantit pas le droit de la coopération judiciaire « . Du même avis est l’organisateur et rapporteur de l’audition Sonia Alfano, qui a également souligné ,à plusieurs reprises, la nécessité de reconnaître dans tous les États membres le crime d’association mafieuse, qui n’existent actuellement que seulement en Italie. Tous les orateurs ont partagé et soutenu le contenu du rapport de la députée Sonia Alfano, en stimulant ses propositions et en soulignant la nécessité pour tous de parler le même langage, au niveau européen.

Au cours de l’audition, certains membres de différentes nationalités ont souligné l’originalité et l’unicité d’un événement historique comme celui de la mafia et ils ont demandé au rapporteur et aux juges de ne pas s’arrêter à cette audition mais de commencer à organiser dans tous les Etats des événements de la même importance avec comme  but celui de sensibiliser sur la question les gouvernements.

Le problème, plusieurs fois souligné, est que pour  lutter contre le crime organisé, il est  nécessaire de porter toute l’attention sur  la finance. En ce sens, le Parlement européen doit insister avec les États membres pour qu’ils fassent preuve d’ une volonté plus sérieuse et plus déterminée dans la lutte contre le blanchiment d’argent, un des canaux les plus insidieux de la contamination entre l’économie légale et illégale.

La question de l’utilisation des fonds européens et en général des fonds publics contre le crime organisé est une question qui reste toujours ouverte. Il existe plusieurs mesures, à la fois la lutte préventive et répressive, qui peuvent être prises au niveau national et européen afin de garantir que les ressources publiques ne se retrouvent pas dans les poches des organisations criminelles.

Le crime organisé représente le plus grand obstacle à la création d’un espace commun de liberté, de sécurité et de justice dans l’Union européenne.

Le rôle de la politique ne doit pas consister  à inventer des solutions créatives, mais plutôt d’apprendre à écouter et à synthétiser, en gardant à l’esprit comme un point de référence unique, l’intérêt collectif et le public.

2-. Le 12 avril l’eurodeputée Sonia  Alfano (ALDE) a présenté son projet de rapport à la commission LIBE du Parlement européen et elle a déclaré- « Je suis très heureuse de la réaction de la commission LIBE à la présentation du projet de résolution du Parlement européen sur la criminalité organisée dans l’UE. Le fait que ma proposition, de consultation avec les institutions, le pouvoir judiciaire,  des centres de recherche et des ONG, a été soutenu de manière décisive par la Commission européenne, le Conseil et par les groupes politiques au Parlement européen est un excellent point de départ « . Dans son exposé Sonia Alfano a été soutenue par le Procureur D’Alterio qui a déclaré que la menace du crime organisé est très forte (en 2000, 180 conseils municipaux ont été dissous pour infiltration mafieuse) ; la mafia s’est internationalisée. Le massacre de Duisburg a démontré le danger à la fois en Europe et dans le monde. Aujourd’hui, la mafia a une structure divisée en domaines de compétence. La ‘Ndrangheta a été encore renforcée par l’élimination des liens familiaux et de l’expansion  à d’autres régions italiennes. Malgré ces changements, les objectifs de la criminalité organisée n’ont pas changé: pénétrer la société civile et encourager les agents publics ne pas faire leur devoir.

Le procureur identifie ensuite quelques actions mettre en oeuvre dans la lutte contre la mafia, en Italie en particulier, on devrait renforcer le système pénitentiaire, développer un système de surveillance régulier des flux financiers, assurer la sécurité maximale dans la protection des témoins.

Les dommages que le crime organisé a causés en  l’Europe sont très graves (parmi les tendances les plus sérieuses il y a le blanchiment d’entrée affectant les marchés publics), l’Europe a besoin d’un soutien plus important des pays membres en termes de ponctualité et rapidité, en particulier à travers l’intégration des  juridictions.

Enfin Sonia Alfano a ajouté : l’Union européenne représente  l’ouverture d’un front dans la lutte contre la criminalité organisée  et prend en compte les différentes caractéristiques d’une menace criminelle qui comme  celle de la mafia,  nous le savons, ne concerne pas seulement l’Italie. Bien sûr, – dit-elle – cette présentation est une première étape cruciale. Maintenant, nous allons travailler pour améliorer la rédaction du rapport et faire la synthèse des contributions et des amendements  des autres groupes, mais étant donné les réactions d’aujourd’hui, a-t-elle conclu, « je suis convaincue que le Parlement européen sera en mesure d’approuver une résolution en Juillet, une résolution  ambitieuse et politiquement forte « 

La criminalité de type mafieux exploite la mondialisation à son avantage, tout comme elle a su, la première, tirer partie de la suppression des frontières au sein de l’UE et elle a su se créer un filet de consensus et de soutien précisément en mettant à profit cette nouvelle situation. En contrepartie, le traité de Lisbonne ouvre de nouvelles possibilités et de nouveaux instruments et il convient désormais d’approfondir les politiques relevant de la compétence de l’Union. Un petit nombre d’axes prioritaires doivent être recherchés et parmi ceux-ci :

      -. Améliorer la cadre législatif de l’Union européenne ;

      - . Lutter contre le profond enracinement de la criminalité organisée de type mafieux au sein de l’Union ;

      -. Améliorer l’efficacité des structures européennes engagées à divers titres dans la lutte contre la criminalité organisée et renforcer les relations avec les autres institutions internationales ;

      -. Promouvoir une culture de la légalité ;

      -. Développer la transparence du secteur public ;

      -. Prévoir des conditions de détentions plus sévères ;

     -. Interdire aux  condamnés de se présenter à des élections quel qu’en soit le niveau ;

      -. Assurer une défense pénale  implacable de l’environnement ;

      -. Lancer un message fort sur le plan international  pour lutter contre le blanchiment d’argent.

 A suivre….vote en commission puis en plénière à l’automne

Projet de rapport (FR) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/libe/pr/862/862645/862645fr.pdf

 (EN) http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/libe/pr/862/862645/862645en.pdf

 

Alessandra Massaro

Denisa Mucaj

Carmela De Luca


Filed under: COOPERATION JUDICIAIRE PENALE, Lutte contre la criminalité

Les accords de Schengen après la réunion des Ministres du 12mai : la clarification n’était pas au rendez-vous !

Posted by europaterraweb on 23/05/11

Encore beaucoup de confusions et d’imprécisions concernant une future et éventuelle réforme. L’annonce d’une décision unilatérale du Danemark(avant d’amorcer une marche-arrière) n’a pas aidé. La prise de conscience progressive que c’est un ensemble de mesures qu’il  faut prendre en considération  (celles de la communication du 4 mai de la Commission européenne) retarde les grandes orientations jusqu’au sommet européen du 24 juin. Une demi surprise est venue de la France qui « pour dissiper les malentendus a, par la voix de son ministre Claude Guéant, souligné son attachement à l’espace Schengen qualifié « d’acquis considérable ». Des critères doivent être fixés de façon concertée pour définir la clause d’exception, a-t-il assuré, car la décision de remettre des contrôles « ne doit pas être laissée au libre arbitre de chacun».

Dans une tentative de clarification les ministres conviennent d’aménager les règles de l’espace de Schengen. Ils ont discuté des conditions dans les quelles les Etats pourraient réintroduire  des contrôles aux frontières pour les personnes voyageant au sein de l’espace de Schengen. Un accord semble acquis pour reconnaître que ces règles devaient être clarifiées. Ces contrôles ne devraient être réinstaurés que dans des cas exceptionnels et sous des conditions strictes et éviter toute décision unilatérales.  Il convient d’apporter des améliorations sans toucher aux fondements de l’accord de Schengen qui, à ce stade, semble sortir renforcer et éviter toutes décisions unilatérales. Le rôle de la Commission est encore loin d’être clarifié. C’est à elle que devrait revenir le rôle de décider si des contrôles peuvent être réintroduits mais certains Etats membres ne le souhaitent pas au moins à titre exclusif. C’est pour cela qu’il doit y avoir des règles définies à l’avance pour déterminer les critères nécessaires pour caractériser l’état de « crise ».

La commissaire en charge des affaires intérieures, Cecilia Malmström,  a insisté pour sa part sur le fait qu’il était nécessaire d’apporter des améliorations sans pour autant saper l’accord de Schengen. Il y a besoin d’une plus grande clarté pour les règles les et les procédures afin  d’éviter des prises de position unilatérales ou non coordonnées, a-t-elle plaidé. Elle a expliqué que la Commission élaborerait des lignes directrices claires sur la manière dont les Etats membres devraient interpréter les règles et ce n’est qu’en tout dernier ressort et dans des très conditions clairement définies qu’il serait alors possible de réinstaurer temporairement des contrôles aux frontières.

Il n’était plus possible de progresser et rendez-vous est donné au prochain Conseil des ministres des affaires intérieures  peu de jour avant la réunion du Conseil européen du 24 juin où seront arrêtés les derniers arbitrages. Sans doute avait-on trop attendu de cette réunion qui intervenait de façon un peu prématurée n’ayant pas encore pu donner le temps à certains esprits de retrouver un peu de calme.


Filed under: LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, Ressortissants de pays tiers

Trafic d’organes au Kossovo : on en reparle à l’occasion du voyage du président Barroso au Kossovo le 20 mai

Posted by europaterraweb on 23/05/11

Nea say a fait des articles sur le sujet(« une mafia au cœur de l’Europe » « un obstacle sur le chemin de la réconciliation » http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&&nea=53&lang=fra&arch=0&idnl=1972 http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&&nea=53&lang=fra&arch=0&idnl=1981. Rappelons les faits  et d’abord le contexte politique, le voyage du président Barroso qui a provoqué en salle de presse des demandes d’éclaircissements. 

Le président Barroso a réaffirmé que le Kossovo a « une perspective européenne » et la Commission est prête à aider ce jeune pays à progresser sur « sa voie vers l’Europe » «  Mais le pays peut et doit s’aider lui-même afin de faire des progrès vers son objectif qui est l’adhésion à l’UE. Le Kossovo doit avancer dans ses réformes, avec détermination, responsabilité politique et esprit de compromis ». Le Kossovo doit faire plus pour renforcer l’Etat de droit et l’administration publique, mettre en place des réformes  économiques et continuer de manière constructive avec la Serbie, a-t-il conclu après son entretien avec le premier ministre Hashim Thaçi soulignant au passage que le Kossovo est le pays qui reçoit au monde le plus d’argent par habitant de la part de l’UE. Concernant le trafic d’organes, les questions posées à Bruxelles auxquelles le porte parole a répondu, elles n’ont pas à proprement parler apporter du nouveau par rapport à d’autres déclarations (notamment celles du 21 avriL. Eulex a tous les moyens pour agir et il travaille sous le mandat des 27 et par ailleurs il a les contacts appropriés avec le rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty. Bruxelles reste toujours sur la position qu’il n’est pas nécessaire d’inclure l’ONU dans l’enquête sur les allégations du rapport Marty, contrairement à ce qu’a pu avancer le chef de la diplomatie serbe. Un feu vert des Nations Unies nécessiterait une majorité du Conseil de sécurité sans qu’aucun des membres permanents n’oppose son veto.

Eulex  avait donné  son feu vert au procès de quatre suspects début mars et confirmé les inculpations  de quatre personnes soupçonnées de trafic d’organes humains au Kosovo. « Les inculpations pour exercice illégal de la médecine et abus de pouvoir sont confirmées pour Lufti Dervishi, Driton Jilta, Sokol Hajdini et Ilir Rrecaj ». Initialement sept personnes avaient été inculpés dans cette affaire, mais Eulex s’était donné un délai pour prendre une décision à ce propos. La clinique Medicus à Pristina avait été fermée en 2008 après une enquête de plusieurs mois de la police. Celle-ci avait découvert que l’établissement pratiquait des transferts d’organes, une opération interdite au Kosovo. Les autorités avaient été alertées à la suite du malaise, à l’aéroport de Pristina, d’un Turc dont le rein aurait été transféré sur un Israélien. Parmi les quatre inculpés se trouvent un ancien responsable du ministère de la Santé Ilir Rrecaj qui a délivré la licence de travail à la clinique en question bien que la loi kosovare interdise les transferts d’organes et Lufti Dervishi, un urologue de renom.

Eulex, qui a examiné le dossier pendant plusieurs mois, a décidé de renvoyer au parquet les actes d’inculpations de deux autres suspects afin d’obtenir des précisions sur certains détails concernant ces deux inculpés. La Mission ne donne aucune précision sur le statut du septième suspect. Le juge d’Eulex a également rejeté « les chefs d’accusation portant sur le trafic d’êtres humains et le crime organisé », selon le communiqué. Le procureur a indiqué qu’il ferait appel sur ces points. Un des sept suspects est Yusuf Sonmez, qualifié de « Frankenstein turc » par les médias kosovars. Il avait été arrêté, puis libéré en Turquie à la mi-janvier après un interrogatoire à Istanbul. Il a exercé à la clinique Medicus. Selon les éléments de l’enquête, les victimes de ce trafic, les donateurs, se voyaient promettre environ 15.000 euros pour un de leurs organes. Les receveurs payaient jusqu’à 100.000 euros pour l’opération. Les donateurs étaient recrutés parmi les couches les plus défavorisées de la population dans différents pays d’Europe orientale et d’Asie centrale.

Il appartient à Eulex, au Kosovo, de juger les affaires les plus sensibles. Cette confirmation de l’inculpation est intervenue  plus d’un mois après l’adoption au Conseil de l’Europe (CE) d’un rapport liant le Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, et autres commandant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) au trafic d’organes et au crime organisé pendant et après la guerre de 1998-1999 avec les forces Serbes. »Nous avons récolté des indications crédibles et convergentes qui induisent à conclure que le trafic d’organes qui a eu lieu après la fin du conflit (…) est, en fait, étroitement lié à l’affaire d’aujourd’hui concernant la clinique Medicus », avait  écrit dans ce rapport le rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty. M. Thaçi a rejeté les accusations en les qualifiant de campagne contre lui et les autres membres de la guérilla kosovare. Récemment (mi-mai) la célèbre procureur Carla del Ponte a offert ses services de témoins et la Serbie multiplie ses pressions diplomatiques sur l’UE pour que les procédures judiciaires soient menées à leur terme dans les meilleurs délais http://eupolitics.einnews.com/news/kosovo-eulex Rappel des missions de EULEX http://www.trial-ch.org/fr/ressources/tribunaux/tribunaux-hybrides/les-juges-internationaux-au-kosovo/le-programme-deulex.html

Point de presse du Président Barroso à Pristina le 20 mai  http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/11/360&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

 


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