Les deux tiers des pays du globe ont aujourd’hui aboli la peine capitale. Mais en Asie, seul le Népal l’a fait. Genève accueillera en février le 4e Congrès mondial contre la peine de mort. Si 70% des Etats l’ont aboli, contre 20% il y a quarante ans, il subsiste en Chine, en Iran, au Japon et en Inde – dans la plupart des pays d’Asie en fait, Népal excepté – et aux Etats-Unis bien sûr.
Elle a souligné que malgré les efforts internationaux, les chiffres relatifs à l’application de la peine capitale dans le monde demeurent élevés. En 2008, au moins 2 390 personnes ont été exécutées dans 25 pays. Ce nombre rend d’autant plus importantes les initiatives prises au niveau multilatéral. Les efforts de l’UE visant à éradiquer la peine de mort dans le monde ont abouti à l’adoption, en décembre 2007 et décembre 2008, par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution relative au moratoire sur l’application de la peine capitale. L’abolition de la peine de mort est l’une des priorités thématiques de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH) et plus de 30 projets ont été financés au niveau mondial à ce jour.
Elle a jouté : «L’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la résolution relative au moratoire sur l’application de la peine capitale constituait une étape importante dans nos efforts menés au niveau mondial pour renforcer la dynamique vers une abolition universelle de la peine capitale. Cependant, il n’y a pas lieu de verser dans l’autosatisfaction. Nous devons user de tous les moyens dont nous disposons – voies diplomatiques et sensibilisation du public – pour atteindre notre objectif. Grâce à l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, la Commission est le premier donateur dans ce domaine et finance actuellement 16 projets. Il nous reste toutefois encore beaucoup à accomplir; en effet, plus de 8 800 personnes ont été condamnées à la peine de mort dans 52 pays rien qu’en 2008.»
L’UE estime que la peine capitale constitue un châtiment cruel et inhumain, qui représente un déni inacceptable de la dignité et de l’intégrité humaines. Dans sa lutte contre la peine de mort, l’UE peut compter sur le soutien actif de divers États des quatre coins du monde. L’Union européenne encourage le débat public, en renforçant l’opposition de l’opinion publique et en exerçant des pressions sur les pays qui maintiennent la peine capitale afin qu’ils la suppriment ou qu’ils mettent en place, au moins dans un premier temps, un moratoire. L’Union européenne milite également contre la peine de mort dans des enceintes multilatérales, comme les Nations unies; ses efforts ont abouti à l’adoption, les 18 décembre 2007 et 18 décembre 2008, par l’Assemblée générale des Nations unies, des résolutions relatives au moratoire sur l’application de la peine capitale. L’engagement politique de l’Union européenne a été assorti d’importants moyens financiers en faveur de projets concrets. (cf Nea say…)
À ce jour, sur les 139 pays qui ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique .94 pays et territoires ont aboli la peine de mort pour l’ensemble des délits.10 pays ont supprimé la peine capitale sauf dans des cas exceptionnels, comme les crimes de guerre. 35 pays peuvent être considérés comme abolitionnistes en pratique. Bien qu’ils maintiennent la peine de mort dans leur législation, ils n’ont procédé à aucune exécution ces dix dernières années, voire depuis plus longtemps encore, et passent pour avoir une politique ou des pratiques visant à ne pas appliquer la peine capitale. Depuis 2005, douze pays ont supprimé ce châtiment. Si les chiffres relatifs à l’application de la peine capitale dans le monde restent élevés, 93 % de l’ensemble des exécutions connues ont eu lieu dans cinq pays: la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, les États-Unis et le Pakistan.
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