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13/11/2009
Les Suisses, longtemps réticents se félicitent aujourd’hui d’en être membre. Pour la première fois depuis longtemps, Berne a marqué quelques points contre Tripoli. Les Libyens n’obtiennent plus qu’au compte-gouttes des visas pour circuler dans l’espace Schengen. C’est un résultat significatif de la tardive riposte helvétique. Elle a trouvé le talon d’Achille de Tripoli. Libyens n’obtiennent plus qu’au compte-gouttes des visas pour circuler dans l’espace Schengen. C’est un résultat significatif de la tardive riposte helvétique.
L’Administration Obama a annoncé (Washington Post) que Khalid Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, ainsi que quatre autres détenus de Guantanamo seraient prochainement jugés par un tribunal civil de New York. Khalid Cheikh Mohammed, à qui Oussama Ben Laden avait donné le surnom d’« al-Mokh » (le Cerveau), a été arrêté à Rawalpindi (Pakistan), dans la nuit du 28 février 2003 au 1er mars 2003, par un commando conjoint d’agents de la CIA et de l’ISI (services secrets militaires pakistanais). Il a fait partie de la trentaine de « détenus fantômes » que la CIA a maintenus au secret dans son réseau de prisons secrètes hors des États-Unis afin de les soustraire au système judiciaire américain.
En septembre 2006, George W. Bush a annoncé le transfert vers le camp de Guantanamo et le prochain jugement de quatorze responsables d’al-Qaida, dont Khalid Cheikh Mohammed.
En mars 2007, les auditions devant une commission militaire (établie par le Military Commissions Act de 2002) ont débuté. Au cours de celles-ci, Khalid Cheikh Mohammed a reconnu avoir été le responsable opérationnel non seulement des attentats du 11 Septembre, mais aussi de l’attentat de 1993 dans les sous-sols du World Trade Center, de celui contre la frégate USS Cole au Yémen en 2000, et de la décapitation du journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl, en 2002. Son procès par un tribunal militaire américain dans la base navale de Guantanamo avec quatre autres coaccusés commença le 5 juin 2008 (Cf . Nea say). Il refusa les avocats commis d’office en confiant au juge qui lui rappelait qu’il risquait la peine capitale : « C’est ce que je veux, cela fait longtemps que je veux être un martyre. »
Le 22 janvier 2009, deux jours après sa cérémonie d’investiture, le président Barack Obama ordonna la suspension de tous les procès tenus par les commissions militaires de Guantanamo. Il promit également la fermeture de la base dans un délai d’un an, parce que son existence « avait gravement compromis l’image des États-Unis à l’étranger ». La peine de mort sera requise par le ministère public, l’attorney general Eric Holder, l’a annoncé les familles des victimes estiment qu’un procès au civil risque de faire la part trop belle aux terroristes. Les avocats de la défense auront beau jeu de rejeter la validité d’aveux « obtenus sous la torture ». Le chef de la CIA avait reconnu en 2008 que Khalid Cheikh Mohammed avait été soumis à 183 séances de water boarding, sorte de supplice de la baignoire sophistiqué.
Un événement, qui serait passé inaperçu en d’autres circonstances, est venu renforcer l’impression de flottement dans la conduite des opérations. Gregory Craig, l’homme en charge du dossier en sa qualité de Counsel (conseiller juridique et avocat de la présidence), a démissionné hier ce qui ne simplifie pas les choses , nous dit le Washington Post. La raison invoquée est son désir de retourner dans le secteur privé. Il sera remplacé par Bob Bauer, un juriste démocrate. Les critiques surgissent un peu de toute part comme le rapporte la BBC.
ACLU appelle par la voix de son président, Anthony D. Romero, à soutenir Eric Holder et se penche sur le sort des familles des victimes du 11/9 qui s’expriment sans un montage video en faveur d’une justice respectueuse de la Constitution.
Des avantages :
•marquer une vraie rupture avec la guerre aux « ennemis combattants » de Georges Bush
•ramener les Etats-Unis dans le giron du droit international et donc de la communauté des Nations
•redonner une crédibilité à la politique étrangère de Washington
•passer pour un timoré sur le thème de la sécurité, alors que certains djihadistes passés entre les mains des Américains ont déjà rejoint les rangs de la rébellion en Afghanistan
•ne pas tenir compte de l’opinion publique en ignorant l’avis des familles ou du moins de la majorité d’entre elles.
•jouer avec un symbole : le site du World Trade Center, toujours très sensible dans l’esprit des électeurs, se trouve à proximité du tribunal.
•offrir toutes les garanties légales et constitutionnelles à la défense des suspects
•se prémunir de l’accusation d’une justice politique, telle que les commissions militaires pouvaient l’incarner
•garantir ainsi un jugement équitable et donc beaucoup moins susceptible d’être remis en cause devant des juridictions supérieures (Cour suprême par exemple)
Mais, nous venons de le voir, le ministère public ayant déjà annoncé qu’il demanderait la peine de mort pour Khalid Cheikh Mohamed, de nombreuses voix ont aussi souligné qu’un tel procès serait évidemment du pain bénit pour la défense :
•l’administration Bush ayant reconnu que l’homme avait subi 183 séances de water boarding, il ne sera pas difficile d’établir que les aveux du suspect ont été obtenus sous la contrainte et donc sans valeur ;
•les juristes sont unanimes à considérer que le verdict est connu d’avance : la prison à vie, comme dans le cas du Français Zaccharias Moussaoui ;
•s’il est envisageable de dépayser le procès hors de New York, pour une administration plus sereine de la justice, il n’y a qu’un seul précédent (les attentats d’Oklahoma City jugés à Denver)
La perception de la menace varie, mais les membres du CCCAT partagent des priorités, comme la surveillance des réseaux radicalisés sur l’Internet. Ils se penchent sur les nouveaux modes opératoires des terroristes : l’attentat “urbain de masse”, comme à Bombay, en Inde, en novembre 2008, ou l’attentat-suicide ciblé contre une personnalité.
La prison de sécurité maximale de Thomson, à environ 240km à l’ouest de Chicago, est l’un des établissements qui ont été examinés par le Bureau fédéral des Prisons et fait figure d’option privilégiée pour y incarcérer des détenus, a précisé samedi le responsable à l’Associated Press sous couvert d’anonymat. Le président américain Barack Obama souhaite que les hommes incarcérés dans le centre de détention controversé dirigé par l’armée à Guantanamo soient transférés sur le sol américain afin qu’ils puissent être poursuivis pour leurs crimes présumés.
La prison de Thomson, qui compte 1.600 cellules, a été construite par l’Etat de l’Illinois en 2001, mais des problèmes budgétaires l’ont empêchée d’ouvrir en totalité. Aujourd’hui, seuls quelque 200 détenus y sont incarcérés. On ignore combien de détenus de Guantanamo -des individus suspectés de terrorisme, et nombre d’hommes incarcérés sans avoir été inculpés depuis le début de la guerre en Afghanistan- pourraient être transférés dans l’Illinois et à quelle date leur transfèrement aurait lieu. Le chef de la Maison Blanche envisageait initialement de fermer le centre de détention de Guantanamo d’ici au 22 janvier, mais l’administration ne devrait pas respecter ce calendrier.
Le gouverneur de l’Illinois Pat Quinn a laissé entendre que Thomson pourrait faire l’objet d’un nouvel usage. Si le Bureau fédéral des prisons faisait l’acquisition de l’établissement pénitentiaire, ce dernier ferait essentiellement office de prison fédérale, mais une partie serait louée au Département de la Défense pour y installer un nombre limité de détenus de Guantanamo, a expliqué le responsable de la Maison Blanche. Le périmètre de sécurité serait par ailleurs étendu. Le projet bénéficie du soutien du sénateur de l’Illinois Dick Durbin, le numéro deux démocrate au Sénat, et du premier édile de Thomson Jerry Hebeler, qui estime que ce changement générerait une source de revenus dont la localité d’environ 500 habitants a besoin. Certains parlementaires se sont élevés contre l’idée d’un transfert d’hommes soupçonnés de terrorisme dans l’Illinois. Le républicain Mark Kirk a fait circuler une lettre parmi des élus pour leur demander d’écrire à Barack Obama pour s’y opposer. a
Il y a quelques mois Nea say s’est joint à beaucoup de voix autorisées pour lancer un appel en s’appuyant notamment sur les travaux de Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies. Plusieurs mois après, dans un entretien au journal le Monde du 17 novembre, il renouvelle son alarme . Sous l’effet de la crise économique, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-alimentation a été franchie en 2009. Un rappel : la faim, toujours. Et à des niveaux jamais atteints : sous l’effet de la crise économique, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-alimentation a été franchie en 2009. Une situation à laquelle le Sommet mondial sur la sécurité alimentaire, organisé à Rome du lundi 16 au mercredi 18 novembre sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), n’ a pu apporter totalement une réponse convaincante. Certes on veut faire disparaitre la faim, mais sans délais réalistes, ni financements appropriés.
Pour lui depuis les émeutes de la faim de l’an passé, toutes les conditions pour une nouvelle crise alimentaire dans un ou deux ans sont réunies. La question n’est pas de savoir si elle aura lieu, mais quand.
Les causes structurelles de la crise alimentaire de 2008 sont toujours les mêmes : une brutale hausse des prix liée à des facteurs conjoncturels aggravée par la spéculation . Il suffit d’une étincelle pour que la hausse des prix redémarre. On n’a pas tiré les leçons de la crise passée.
Depuis juin 2008, les prix agricoles ont fortement baissé sur les marchés internationaux. Mais sur les marchés locaux des pays en développement, ils restent bien plus élevés qu’il y a deux ou trois ans.
Pour Olivier de Schutter, l’enjeu actuel est le suivant: va-t-on continuer à miser sur un petit nombre de grands producteurs ou renforcer les petits fermiers, dont dépendent la majorité des populations des pays en développement ?
Avant même les émeutes de 2008, 900 millions de personnes souffraient de la faim, à cause des politiques menées ces dernières décennies : l’intervention des Etats dans la régulation des prix a été réduite, les producteurs les plus importants ont été aidés à développer des filières d’exportation et les petits fermiers s’en sont retrouvés marginalisés, ce qui a conduit à un exode rural massif.
Dans les discours, on parle davantage de la petite agriculture familiale, mais on persiste dans des politiques d’encouragement des exportations. Le discours dominant est qu’il faut produire davantage, mais le vrai problème est qu’un milliard de personnes n’ont pas assez d’argent pour acheter la nourriture disponible.
Quand la FAO projette, pour nourrir 9 milliards de personnes en 2050, une obligation d’augmenter la production agricole de 70 % et de passer de 270 millions de tonnes de viande à 470 millions, elle élude la question de savoir s’il est raisonnable d’encourager la perpétuation d’un mode de consommation aux impacts très négatifs. Si tout le monde imitait le régime alimentaire des Etats-Unis, il faudrait six planètes.
L’agriculture est déjà victime du changement climatique, avec une sécheresse qui a réduit de 20 % les récoltes cet été en Inde, avec une sécheresse récurrente en Amérique centrale…Les projections pour 2020 sont très inquiétantes. En même temps, l’agriculture est coresponsable de cette situation : 33 % des émissions de gaz à effet de serre lui sont attribuables. Amener l’agriculture à mieux respecter l’environnement suppose de passer à des modes de production écologiques.
Ce qui manque, (notamment dans les études de l’OMC) c’est une analyse de l’impact environnemental de l’agriculture d’exportation. Lorsqu’on produit pour l’exportation, on a recours à de larges plantations de monoculture, ce qui appauvrit les sols, provoque l’érosion, requiert beaucoup d’engrais et de pesticides. Les distances parcourues par les produits agricoles sont grands et continuent de grandir : entre 1 500 et 2 000 kilomètres. Il faut privilégier les cultures vivrières pour répondre aux besoins locaux, et déconcentrer la production alimentaire afin qu’elle soit la plus proche possible des lieux où elle est consommée.
Autre tendances perverses, la spéculation , celle des grandes plantations liées à l’appât que représente le marché des droits à polluer.
Les droits des suspects et des personnes mises en cause dans des procédures pénales devraient être progressivement renforcés. À cette fin, les ministres de la justice de l’UE sont parvenus à un accord le 23 octobre sur une résolution visant à élaborer des normes minimales communes qui s’appliqueront sur l’ensemble du territoire de l’Union.
Vingt-deux personnes, soupçonnées d’appartenir à un réseau d’immigration clandestine ayant fait entrer illégalement 2ààà clandestins, principalement en provenance d’Irak, ont été interpellés le 1è novembre, a annoncé Europol (WWW.Europol.Europa.eu).
Les arrestations ont eu lieu en France, en Grèce,, en Italie, aux pays-Bas et au Royaume-Uni, dans le cadre d’une enquête initiée par la police aux frontières françaises. Le réseau faisait venir en France des irakiens via la Turquie et la Grèce puis l’Italie. Une fois en France les clandestins choisissaient entre le Royaume-Uni et la Suède et ils y étaient conduits en poids lourds. Le coût du voyage était pris en charge par toute la famille de l’immigrant voire sa communauté. Pour arriver à destination, un clandestin Irako-Kurde devait payer plus de 10 000 euros. Cette filière aurait acheminé plus de 2000 clandestins, soit au total une somme de 20 millions d’euros.

