Présenter la multiplicité des approches à envisager (technique, juridique, pédagogique, sociologique, économique) et souligner l’articulation nécessaire avec la liberté d’expression et le devoir de mémoire, tel était l’objectif de cet atelier. Mais le point essentiel aura été l’accent mis sur l’épineuse question de loi applicable et la nécessité de porter la réflexion et les solutions au niveau international. (Cf différents numéros de Nea say)
Le contexte était particulièrement riche puisque deux sénateurs venaient de déposer une proposition de loi, le Forum des droits sur l’internet de communiquer une recommandation sur les publicités ciblées, quatre-vingt autorités chargées de la protection des données personnelles dans le monde d’adopter des principes sur la protection des données lors d’une conférence internationale à Madrid, et que le G29, groupement de CNIL des pays de l’Union européenne, et le Conseil de l’Europe venaient tous deux de publier des textes sur les règles applicables aux réseaux sociaux.
Lire le compte rendu sur le site de l’ADBS
http://www.adbs.fr/le-droit-a-l-oubli-numerique-un-droit-a-construire-75801.htm
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DROITS FONDAMENTAUX, MIGRATIONS ET ASILE, RELATIONS EXTERIEURES |
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Le droit à l’oubli est une bonne chose. De mon côté je n’oublie pas qu’actuellement, personne sur cette planète n’est capable de faire son devoir de mémoire: existe t’il une structure suffisamment pérenne pour pouvoir conserver ses traces, a destination de ses enfants, ou, de manière générale, dans un contexte familial ou historique ? Pas à ma connaissance.
Nathalie Koschiuzko Morizet médiatise efficacement ses initiatives. Simplement, peut être pourrait elle prendre la mesure du vide institutionnel sur lequel elle appuie ses considérations éthiques: il n’existe aucune institutions capable de garantir l’éthique sur le Net à un niveau individuel.
Plutôt que de chercher à réguler le Net dans sa globalité, peut être serait plus efficace, plus citoyen, moins coûteux, et moins liberticide d’envisager de construire cette structure, qui est un espace de droit sur le Net fait pour l’homme. Le jour où elle s’en rendra compte, j’espère qu’elle se rappelera que le projet Mnemosine (www.mnemosine.fr) lui a été présenté en Juillet 2009.