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Le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche, s’est rendu à Bucarest les 11 et 12 février pour plaider en faveur d’une « mobilisation commune » franco-roumaine en vue de contrôler les allers et retours de Roms roumains entre la France et leur pays d’origine.


L’aide au retour humanitaire, mise en place par la France il y a trois ans, est loin d’avoir atteint son but. En 2009, environ 8 000 Roms ont été reconduits en Roumanie avec un billet d’avion et 300 euros. Mais les deux tiers d’entre eux sont revenus. « Leur donner de l’argent est inefficace, car la plupart retournent en France pour réclamer à nouveau de l’argent », a déclaré le Roumain Marian Tutilescu, secrétaire d’Etat de l’intérieur. L’aspect délicat de cette affaire est la délinquance juvénile des enfants, poussés à la mendicité et aux petits larcins. En 2009, selon la préfecture, 40 % des Roms mis en cause pour des délits à Paris étaient mineurs. « Le principe de libre circulation en Europe n’a pas été conçu pour ouvrir la voie à tous les trafics. » Fait observer le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche.

Le premier ministre roumain, Emil Boc, s’est engagé à désigner un secrétaire d’Etat chargé de la réinsertion des Roms. Les autorités roumaines ont aussi promis d’envoyer en France un contingent renforcé de policiers et de magistrats pour aider la police française à démanteler le trafic d’êtres humains. Le secrétaire d’Etat français souhaite que cette nouvelle politique devienne un « modèle européen » validé par la Conférence européenne sur les Roms qui aura lieu à Cordoue (Espagne) en avril.

Classé dans :DROITS FONDAMENTAUX, LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, Protection des minorités

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