<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?><oembed><version>1.0</version><provider_name>EU-Logos</provider_name><provider_url>https://eulogos.blogactiv.eu</provider_url><author_name>EU-Logos</author_name><author_url>https://eulogos.blogactiv.eu/author/infoeu-logos-org/</author_url><title>Bilan de rentrée: janvier 2013.Trois mots clés:cinquantenaire de l’Elysée, Cameron,Obama</title><html>&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Trois mots clés : cinquantenaire du traité d’amitié franco-allemand, David Cameron, Barack Obama&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;1-. Un demi siècle après, l’entente franco allemande ne s’est pas banalisée, elle demeure un lien exceptionnel. Certes les relations ne furent pas qu’un long fleuve tranquille comme le fit remarquer le président Hollande. Il n’y a pas eu d’âge d’or non plus. Mais  au  bout du compte, cinq cents manifestations de chaque côté du Rhin ont reçu le label  « 50 ans du traité de l’Elysée ». Une entente si compliquée, mais si nécessaire ! La vie du couple fut plus simple et plus constant qu’on veut bien le dire aujourd’hui. Jugeons aux résultats, ils ont su porter ensemble des projets d’avenir, faire comprendre qu’il n’y a pas de perte de souveraineté mais un partage, seul moyen de retrouver une marge de décision. Ils sont encore à l’avant-garde. Les peuples ont besoin de symboles de moments forts, fussent-ils commémoratifs, pour pérenniser cette mémoire collective qui tient les peuples ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;A l’origine l’intention affirmée n’était que  de se consulter et si possible de rapprocher les doctrines, pas d’agir nécessairement ensemble en toute circonstances. Or aujourd’hui que constatons nous en regardant la crise de l’euro, le bilan n’est pas si maigre : une gouvernance économique commune renforcée, une solidarité commune pour garantir les dettes, une approche similaire concernant la supervision des banques, un conditionnement de cette évolution voulue : plus de rigueur et plus de compétitivité. Et si on va vers un peu plus d’intégration c’est grâce aux concessions respectivement consenties tour à tour par l’Allemagne et la France. Ne boudons pas notre plaisir à célébrer cet anniversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Les défis auxquels la coopération franco-allemande est confrontée, sont multiples et sévères : mieux intégrer l’est de l’Europe, réduire  le fossé entre le nord et le sud, bâtir une politique de sécurité commune. Mais sans contestation possible c’est le renforcement de l’Union économique et monétaire qui l’emporte sur tout le reste et les annonces du 22 janvier dernier ne sont pas une surprise et se situent dans le droit fil de tout ce qui a été entrepris ces dernières années, ces derniers mois. C’est la preuve que le couple n’est pas à bout de souffle, épuisé et va continuer à être la force de proposition, le  moteur et le pilier central d’une Europe Unie. Ce ne sera pas seulement un succès historique que l’on commémore. Allemagne et France se sont engagées à présenter  des propositions d’ici le mois de mai dans le cadre de la préparation du Conseil européen de juin et en vue de prises de décisions. Il y a une part de responsabilité de la France et de l’Allemagne qui ne saurait être déléguée à quiconque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Angela Merkel  l’a affirmé clairement : la France et l’Allemagne sont consciente de leur « grande responsabilité » afin « d’améliorer la situation dans l’Union européenne, surmonter la crise dans la zone euro, rendre possible la croissance économique, tout en défendant la valeur du modèle européen, c’est-à-dire être compétitif, fort économiquement tout en maintenant la cohésion sociale (…) Il faut aussi rendre ce modèle viable et apte à fonctionner à l’avenir ». C’est l’objectif des propositions » qui allaient être présentées. Il s’agira d’une coopération des politiques économiques plus étroite, avec pour objectifs la sécurité, l’emploi, la croissance et la stabilité financière ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;2-. David Cameron : un funambule autiste. Il ne veut pas quitter l’Europe, mais la réformer, certes en assurant la place du Royaume-Uni en son sein&#8230; Mais  il ne s’est pas rendu compte de tout que ce l’Europe a fait en dix-huit mois, qui est  remarquable. Que de chemin parcouru et que d’efforts accomplis ! Beaucoup de fait et beaucoup à faire. L’Europe se réforme et avance. Une solidarité encore insuffisante mais ayant  atteint un niveau inimaginable il y a peu de temps. Membres et non membres de la zone euro sont tous restés ensemble, l’Europe n’a pas éclaté. Les portes sont restées ouvertes.  Plus d’intégration institutionnelle, plus de légitimité démocratique sont à l’ordre du jour de l’Union. Le mot d’ordre n’est plus au sauf-qui-peut dans la panique, mais plus de compétitivité. La priorité, c’est la convergence dans la compétitivité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;De tout cela David Cameron ne s’en est pas rendu compte. Les amis traditionnels du Royaume-Uni ont été singulièrement refroidis par le discours de Londres. Certes Londres reste un ami que l’on aimerait continuer à fréquenter affectueusement, mais dont ne peut continuer à satisfaire  les caprices. Un funambule autiste mais aussi un homme dévoré par sa créature : cultivant l’euroscepticisme, il ne peut que constater  que les eurosceptiques, voire europhobes, vont plus loin que lui et l’entraîne là où il n’aurait sans doute pas voulu aller. Les europhobes ont pris le pouvoir sans proposer une alternative crédible. La vieille complicité anglo-américaine est morte et Obama met engarde contre une sortie de l’UE. Une stratégie à la Suisse ou à la norvégienne ? David Cameron l’a très explicitement repoussée, mais il faudra peut-être s’y résigner faute d’une autre alternative crédible. Un choix tragique qui s’accompagnerait d’un coût supplémentaire pour une économie malmenée et d’une perte d’influence irréversible. L’opinion publique anglaise et ses dirigeants ont moqué les turpitudes de l’euro sans s’apercevoir que leur économie ne sort pas de son pire marasme depuis un siècle : elle prend le chemin d’une troisième récession. Le PIB de 2012 est inférieur  de 3,7% à celui de 2007. Pure chantage, digne de Margaret Thatcher ? La vieille rhétorique au veto, au retrait a perdu tous ses effets et ne fait plus recette même chez  des vieux amis et anciens complices, devenus de plus en plus nerveux face aux perspectives que leur  a laissées David Cameron. David Cameron a essayé de donner de lui-même l’image d’un dissident éclairé, en réalité il joue sa carrière politique à la roulette russe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;On pourrait moderniser la formule de Dean Acheson, le secrétaire d’Etat américain de l’après guerre : « l’Angleterre a perdu un empire, mais n’a pas encore trouvé un rôle ! ». Cette fois- ci, c’est d’Europe qu’il s’agit. Patrie du pragmatisme réaliste l’Angleterre semble devoir sombrer dans l’irrationnel. Les intérêts du Royaume-Uni n’ont pas changé, ni sa position au sein de l’Union pourquoi cette embardée qui risque de passer pour une énorme bévue, un manque de perspicacité, au regard de l’histoire ? Une raison : la politique intérieure anglaise, comme le suggère Martin Schulz, président du Parlement européen, de la pure tactique politicienne ? Pourtant l’institut de sondage Ipsos Mori nous signale que la construction européenne ne vient qu’au seizième rang des préoccupations des britanniques, dominées par l’emploi et l’économie. Seulement 5% des  personnes interrogées considèrent cette question comme prioritaire, moitié moins qu’en 2005 quand Cameron avait été élu à la tête des conservateurs. Pas d’élection en vue dans l’immédiat ! alors pourquoi ? Crever l’abcès une fois pour toute, offrir ce référendum à sa droite ultra, se concentrer sur les réformes fondamentales : économie, retraites, santé, la compétitivité et obtenir un deuxième mandat ? Mais sur ce plan les préoccupations prioritaires  européennes sont les mêmes…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Une idée fondamentalement absurde : demander le démantèlement de l’Europe en échange de son maintien dans l’UE. Il achète un billet aller simple sans possibilité de retour alors qu’il croyait avoir placé un pistolet sur la tempe des européens pour les amener à partager ses vues. Un message brouillé, indéchiffrable pour ses compatriotes comme pour ses partenaires européens. Certes on peut faire remarquer qu’une coalition du refus de la sortie de l’UE essaye de se mettre en place au sein de l’opinion britannique pour renverser un équilibre aujourd’hui favorable à la sortie. A-t-elle la moindre chance de succès, on peut en douter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Un scénario de sortie n’existe pas, David Cameron n’a  rien  mis en avant sur quoi on pourrait discuter. C’est ce qu’a fait remarquer le président de la Commission, José Manuel Barroso : saluer un débat démocratique mais qui ne concerne pour l’instant que les britannique, ce n’est pas un débat pour les européens. Populaire mais peu convaincant sur le plan politique tel apparait David Cameron, à la différence de Margaret Thatcher ou Tony Blair.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Offrir un Marché unique aux Britanniques et aux autres pays qui ne veulent pas entrer dans l’Union s’est se priver de la capacité d’influencer mais c’est aussi témoigner de la méconnaissance de la réalité de l’actuel marché intérieur et d’en avoir une vision singulièrement étriquée,tronquée, obsolète même. Perplexité donc, dont beaucoup témoignent et parmi eux, par exemple Alain Juppé, l’ancien premier  ministre déclare  attendre toujours « que la Grande Bretagne dise ce qu’elle veut ». Il prévient aussi que l’Allemagne et la France continueront la marche en avant, sans « attendre le diktat britannique ». David Cameron se risquerait-il à être plus précis que l’UE lui claquerait la porte au nez. Le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, ne cesse de répéter que pour changer le traité (à l’unanimité) « le consensus n’existe pas, tout simplement ». Le premier ministre polonais, Donald Tusk, qui semble vouloir emprunter le chemin inverse ne s’y est pas trompé et ne mâche pas ses mots : « David Cameron a déplacé son pays dans la hiérarchie de l’Union européenne. Il l’a fait passer du rang de membre naturel  d’un triumvirat  pouvant diriger l’Union européenne avec l’Allemagne et la France, au rang d’un pays nécessitant des soins particuliers ». Au passage il n’a pas su éviter les accents habituels de la fierté polonaise lâchant que la Pologne pourrait bien un jour occuper la place abandonnée par le Royaume-Uni…Mais il ne faut pas se le cacher c’est aussi une perte de substance pour l’Union européenne  que le départ de l’Union européenne, car le Royaume-Uni reste un acteur mondial et nous avons besoin d’elle. Comme cela a été répété à plusieurs reprises c’est l’ouverture de la boîte de Pandore : donner des idées à des pays comme la Hongrie de Viktor Orban maintenant que la république tchèque semble vouloir retourner à la normalité, montrer au monde que la construction communautaire n’est pas irréversible et donner à nouveau du grain à moudre à tous ceux qui longtemps ont espéré et spéculé sur l’éclatement de la zone euro et partant de l’Union européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Quoiqu’il arrive c’est la garantie d’une longue période (jusqu’en 2017 ?) d’incertitudes politiques, entrer dans un processus de renégociation alors qu’il faut  accélérer la marche en avant, relancer l’économie, créer des emplois, donner confiance. Le discours de David Cameron a jeté un froid sur le Forum de Davos. Au-delà des amabilités relevées par les observateurs, Angela Merkel a insisté : « les Etats nationaux doivent s’engager avec la Commission européenne pour améliorer la compétitivité (…) C’est le moment pour les réformes structurelles ». Disant cela elle semble apporter de l’eau au moulin de David Cameron pour une partie de son discours (la compétitivité, les réformes), mais dans le même temps elle le prive d’un de ses arguments forts pour quitter  l’UE puisque ce discours fait désormais partie intégrante du programme « officiel » de l’UE, depuis un certain temps d’ailleurs,  et la Commission est appelée à jouer son rôle, tout son rôle.  La démarche institutionnel le selon le modèle communautaire est pleinement respectée alors que David Cameron veut s’en affranchir délibérément et au plus vite.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;En conclusion : un accueil réservé quasi unanime et peu ou pas de concessions de fond et singulièrement pas d’Europe à la carte, pas de détricotage des traités à l’heure où l’Europe s’engage à marche forcée vers plus d’intégration économique, social, budgétaire et bancaire. Chacun s’est efforcé d’éviter un conflit ouvert, donc quelques bonnes paroles qui n’engagent à rien. Angela Merkel « naturellement disposée à discuter » mais en vue « d’un compromis loyal ». François Hollande : « l’Europe elle doit se prendre comme elle est. On peut la faire évoluer demain, mais on ne peut pas l’abaisser, la diminuer, sous le prétexte de proposer d’y rester ». Jusqu’au premier ministre néerlandais, Mark Rutte, allié traditionnel, historique, qui met en cause la multiplication des dérogations réclamées. Michel  Barnier : « on peut comprendre le souci de changer les traités, mais c’est pour renforcer l’Europe, pas pour l’affaiblir ».  Les tensions avec la zone euro sont récurrentes, mais comment imaginer un seul instant qu’après s’être battu si farouchement pour la conserver intacte, les européens  allaient y renoncer pour les beaux yeux de la City qui n’en demande pas tant, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Pour le président du Parlement européen, ce discours ne reflète pas  la réalité de l’Europe, ni n’impressionnera beaucoup de ses partenaires européens ». Avec cette annonce, il « joue à l’apprenti sorcier » incapable de contenir des forces hostiles à l’Europe qu’il a déchaînées en jouant « un jeu dangereux pour des raisons tactiques et intérieures ». C’est un « dangereux précédent » ! « Beaucoup de bruit pour rien » s’est moqué le président du groupe socialiste et démocrate (S&amp;D) Hannes Swoboda, il aurait mieux fait de passer son temps à analysé les bienfaits de l’appartenance à l’UE au lieu de lancer sa campagne pour sa réélection. « Discours tragicomique » a-t-il ajouté. « Le premier ministre se trompe s’il pense pouvoir faire du chantage aux institutions européennes à travers l’attribution sans fin d’exemptions pour son pays (…)Les menaces et les listes de demandes unilatérales n’aideront pas  à gagner le soutien de partenaires qu’il faudrait convaincre ».Même ton chez le groupe des verts qui dénonce le chantage : « Nous ne pouvons pas avoir cinq ans de Sommets européens et de réunions du Conseil bloqués ou gênés par des tentatives d’extorsions d’exemptions sur la base d’un lointain référendum » a déclaré Daniel Cohn-Bendit et sa compatriote et co-présidente des verts, Rebecca Harms de faire observer : « voir l’UE comme un club de libre-échange est un concept dépassé en totale contradiction avec les défis du XXIème siècle ». Le président du groupe PPE, Joseph Daul a trouvé « surprenant que l’un de nos Etats membres, après 40 ans de partenariat et de décisions communes, se disent mécontent et souhaite renégocier les termes d’un avenir commun (…) Il tente de balayer la contribution de ses prédécesseurs». Quant à la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding, elle a qualifié de « sotte » la proposition de David Cameron d’user de sa clause d’exemption pour 130 mesures  incluses dans le traité de Lisbonne concernant le secteur de la Justice et des affaires intérieures. La meilleure synthèse des critiques est peut-être à trouver dans la bouche du leader libéral Guy Verhofstadt : « il prétend vouloir avoir un ensemble de règles communes pour le marché unique et en même temps désire des exceptions pour la Grande Bretagne. Il veut un Conseil du marché unique afin de se concentrer sur l’accroissement de la compétitivité, mais nous en avons déjà un. Il prétend que l’Europe n’offre rien de  plus et ne change jamais, mais au contraire l’Europe est constamment en mouvement ». Il a exclu « toute renégociation de convenance ou la dénonciation unilatérale par un Etat membre d’une politique commune », cela conduirait immanquablement au délitement du marché unique (…) Il ne peut prétendre contrôler ni l’agenda, ni les résultats des négociations soulevant de faux espoirs qui seront forcément déçus (…) il joue avec le feu (…) il s’illusionne s’il croit pouvoir rançonner ses partenaires». Pour le président du parti libéral européen Graham Watson ce discours « témoigne d’une erreur fondamentale de compréhension de l’histoire de l’Europe de ces 20 dernières années ». Quant à Mario Monti à Davos il a mis en garde contre un débat imposé par le Royaume-Uni qui « poserait ses conditions aux autres en Europe (…) et paralyserait les autres ». Pour Mario Monti la seule question posée aux britanniques est  leur sortie de l’Union oui ou  non.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;David Cameron n’a pas su tirer les leçons de cet isolement tragique de décembre 2011 au soir du Conseil européen où il s’est retrouvé seul (avec le président Vaclav Klaus) pour refuser le pacte budgétaire. Vaclav Klaus n’est plus là et seul l’ultra europhobe Nigel Farage l’applaudit. Devant une telle solitude on est tenté de dire à ce funambule autiste : « bonne chance Mister Cameron ! »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;3-. Obama ? on ne peut que redire ce qui a été écrit dans un des derniers éditoriaux de Nea say : les européens auront l’Obama qu’ils méritent. Obama semble tendre la main après avoir trop longtemps donné l’impression de l’ignorer. « Les européens ont enfin une raison de se réjouir » note le chroniqueur du Financial Times du 11 janvier dernier, Philip Stephens, sans s’en expliquer plus longuement. Faut-il mettre en rapport cette déclaration  avec des nominations d’homme politiques plutôt pro-européens et connaissant bien l’Europe. La Maison Blanche veut ranimer la zone de libre échange à l’arrêt depuis bien longtemps. Finalement les Etats-Unis auraient-ils besoin de l’Europe, découvriraient-ils après bien des déceptions chez d’autres partenaires la profonde stabilité, la fiabilité dans le long terme de l’Europe ? Certes Washington est troublé par la posture du Royaume-Uni, mais tout bien considéré ce n’est pas leur affaire. Le temps est venu de la bonne alliance. Il faut rénover et cela aura un coût, mais qui en vaut peut-être la peine. Ainsi les européens ne peuvent pas s’attendre à être pris au sérieux s’ils continuent à revoir périodiquement à la baisse des budgets de défense déjà bien faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;La raison pousse à penser qu’au fur et à mesure que la Chine apparaît comme le challenger stratégique des Etats-Unis, ces deniers trouveront des avantages à faire cause commune avec l’Union européenne trop longtemps ignorée ou insuffisamment prise en considération.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;S’ils ne peuvent participer au sauvetage de l’euro, une aggravation de la crise  gênerait considérablement les Etats-Unis et ils iraient  contre leurs propres  intérêts s’ils venaient de l’encourager souterrainement ou par une négligence paresseuse ou distraite. L’autonomie de l’Euro par rapport au dollar est aujourd’hui très grande et les évolutions de l’un par rapport à l’autre limitées. Il y a un an le journal le Monde s’inquiétait fortement de la faiblesse  de l’euro (jamais aussi bas titrait le journal à  la une du 31 décembre 2011) aujourd’hui il s’inquiète de la montée de l’euro, il est trop fort : entre les deux dates l’euro est passé de 1$,30 à 1$,33, dans tous les cas fort éloigné de son taux le plus bas de 0,80 taux datant  des premières années de l’existence de l’euro. Sur cette période, c’est une quasi  stabilité. Plus grande autonomie économique d’un côté, d’un autre côté plus grande dépendance sur le plan stratégique : Mali et Libye l’ont démontré. C’est une grave négligence européenne des affaires de défense qui par sa persistance vient entraver la dynamique de liens incontestable sur le plan économique : investissement finances, commerce  font de l’Union européenne et des Etats-Unis un ensemble extrêmement puissant et qui entend le rester. Tant qu’ils restent une puissance globale,  dans un monde qui aspire à la multipolarité, les Etats-Unis ne peuvent se désintéresser et encore moins se dégager  de l’Europe quoiqu’on dise. L’idée souvent mise en avant d’un Barack Obama se désintéressant de l’Europe a vécu.  On peut reprendre la formule deZaki Laïdi « pour l’Europe, Obama n’est ni le problème, ni la solution ».&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;Classé dans:&lt;a href=&#039;http://europe-liberte-securite-justice.org/category/breves/actualites/&#039;&gt;Actualités&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#039;http://europe-liberte-securite-justice.org/category/breves/&#039;&gt;BREVES&lt;/a&gt;  &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/eurodroits.wordpress.com/6537/&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://stats.wordpress.com/b.gif?host=europe-liberte-securite-justice.org&#038;blog=8135226&amp;%23038;post=6537&amp;%23038;subd=eurodroits&amp;%23038;ref=&amp;%23038;feed=1&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;</html><type>rich</type></oembed>